Vaccination des enfants en Algérie en 2026 : le calendrier obligatoire de la naissance à 18 ans

En Algérie, les vaccins du calendrier national sont obligatoires et gratuits dans les structures publiques de santé. Révisé en avril 2026, ce calendrier intègre de nouveaux vaccins, dont celui contre le papillomavirus. Voici, âge par âge, ce que doit recevoir votre enfant et comment rattraper un éventuel retard.
Calendrier vaccinal en Algérie : des vaccins obligatoires et gratuits
Le ministère de la Santé fixe par arrêté le calendrier de vaccination obligatoire des enfants. Le texte de référence date du 3 juillet 2018. Un arrêté du 28 avril 2026 l’a complété et introduit de nouveaux vaccins, de la petite enfance à l’adolescence.
Ces vaccins sont gratuits dans les structures publiques de santé. Les parents peuvent faire vacciner leur enfant à la maternité ou dans une polyclinique. Les établissements publics de santé de proximité assurent aussi ces séances. Dès 2014, un arrêté avait rendu obligatoire et gratuite la vaccination contre le pneumocoque.
Le ministère affiche un objectif clair : « zéro enfant non vacciné ». Il s’appuie pour cela sur l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé. Notre article sur la révision du calendrier vaccinal revient sur la publication du texte.
Nouveau calendrier vaccinal 2026 : ce qui change pour votre enfant
L’arrêté du 28 avril 2026 complète le calendrier vaccinal sur trois points. Le nourrisson reçoit désormais un vaccin oral contre la polio dès 2 mois, en plus de la forme injectable. Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) devient aussi obligatoire pour les élèves de 11 à 13 ans.
Le vaccin contre le pneumocoque change également de formule. La nouvelle version couvre davantage de sérotypes que l’ancien vaccin 13-valent. Elle renforce ainsi la protection contre les méningites, les pneumonies et d’autres infections graves.
Vaccins du nourrisson : le calendrier de la naissance à 18 mois
La vaccination commence dès la naissance, à la maternité. Le nouveau-né reçoit le BCG contre la tuberculose et le vaccin contre l’hépatite B. L’équipe de la maternité les administre avant la sortie, quel que soit le poids de naissance de l’enfant.
Les rendez-vous se succèdent ensuite à 2, 4 et 12 mois. À chaque séance, le vaccin hexavalent protège en une seule injection contre six maladies. Il couvre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, la poliomyélite et l’hépatite B.
Lors de ces trois séances, l’enfant reçoit aussi le vaccin contre le pneumocoque et la polio orale, en gouttes. Le vaccin ROR protège contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. L’enfant le reçoit en deux doses, à 11 et 18 mois.
- Naissance : BCG et hépatite B, à la maternité.
- 2 mois : hexavalent, pneumocoque et polio orale.
- 4 mois : hexavalent, pneumocoque et polio orale.
- 11 mois : première dose du vaccin ROR.
- 12 mois : hexavalent, pneumocoque et polio orale.
- 18 mois : deuxième dose du vaccin ROR.
Le carnet de santé de l’enfant indique la date de chaque vaccin. En cas de doute, le centre de vaccination ou le médecin confirme le calendrier à suivre. Les parents évitent ainsi tout oubli entre deux séances.
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Vaccins de l’enfant et de l’adolescent : de 6 à 18 ans
Les rappels se poursuivent à l’âge scolaire. À 6 ans, à l’entrée à l’école, l’enfant reçoit un rappel DTCa contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Il reçoit aussi une dose de polio injectable.
Entre 11 et 13 ans, l’adolescent reçoit le vaccin dT adulte, contre la diphtérie et le tétanos. Depuis 2026, les élèves de cet âge reçoivent aussi le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV). Ce vaccin protège contre un virus responsable de certains cancers, dont celui du col de l’utérus.
Un nouveau rappel dT adulte intervient entre 16 et 18 ans. Il se renouvelle ensuite à 18 ans, puis tous les dix ans. Ce rappel régulier maintient la protection contre la diphtérie et le tétanos tout au long de la vie.
Retard de vaccination : comment rattraper les vaccins oubliés
Un vaccin oublié ne remet pas en cause tout le programme. Le ministère de la Santé prévoit de reprendre la vaccination là où elle s’est arrêtée, sans tout recommencer. Il suffit de se présenter au centre de vaccination le plus proche avec le carnet de santé.
Le ministère organise aussi régulièrement des campagnes de rattrapage. Elles visent notamment les enfants de moins de 6 ans non vaccinés ou en retard. Ces opérations permettent de combler les retards accumulés.
La dernière grande campagne a visé la poliomyélite. Lors de sa deuxième phase, les équipes de santé ont vacciné 3 838 881 enfants de 2 mois à 5 ans. La couverture a atteint 96 %, ce qui correspond, d’après nos calculs, à une cible d’environ quatre millions d’enfants. En juin 2026, le ministère a annoncé un taux de 97 % lors de la dernière campagne.
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Carnet de vaccination et inscription à l’école
Le carnet de santé de l’enfant consigne toutes les vaccinations reçues. Les parents doivent le conserver précieusement et le présenter à chaque séance. Ce document permet au personnel de santé de savoir où en est la vaccination de l’enfant.
Le carnet de vaccination à jour est obligatoire pour l’inscription à l’école. Les parents doivent donc le présenter avec le dossier d’inscription. Mieux vaut vérifier qu’il est complet bien avant la rentrée, pour rattraper à temps un vaccin oublié.
Pour toute question sur la santé de l’enfant, les parents peuvent consulter un médecin ou le centre de vaccination. Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un avis médical. Pendant l’hiver, la vaccination contre la grippe saisonnière concerne aussi certains publics prioritaires.
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