Le dossier consacré aux amendements de la Constitution sera clos au cours de l’année 2013.
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, a annoncé que la commission chargée de l’étude et de la rédaction des propositions relatives à l’amendement de la Constitution sera installée prochainement. Dans un entretien à un journal arabophone, Ould Kablia a ajouté dans ce contexte que l’atelier chargé de l’amendement de la Constitution «sera ouvert au cours du premier trimestre 2013», estimant que le dossier consacré à ces amendements sera clos au cours de la même année.
Le ministre a précisé qu’au cas où «ces amendements influaient sur l’équilibre des pouvoirs, la Constitution sera impérativement soumise au référendum». Dans ce cas «nous ne nous contenterons pas de l’adoption du Parlement et c’est le peuple qui tranchera», a-t-il affirmé. Le ministre est également revenu sur les imminentes élections locales et le sort qu’il réserve aux élus locaux à l’intégrité morale douteuse. A l’en croire, ces derniers, pour peu que des preuves soient retenues contre eux, seront purement et simplement écartés des affaires publiques et ce, quelle que soit leur cote de popularité. S’étant longuement étalé sur les affaires de corruption, il a fait part d’enquêtes diligentées par ses services afin de lever le voile sur bien des affaires, dont le bien-fondé de certaines a été établi alors que d’autres avaient un fort relent de règlement de comptes.
Dans le sillage de ses déclarations, le ministre a annoncé un mouvement dans le corps des walis. Il a alors mentionné, à ce sujet, que le mouvement en question touchera exclusivement les commis de l’Etat dont la relation avec la population aura été cahoteuse, voire mauvaise. Interpellé sur le dédain qu’affiche une frange de la population à la chose politique, notamment du fait de dépassements commis par certains élus du précédent mandat, M.Ould Kablia a rétorqué: «La majorité des cas relève du droit administratif, le jugement des élus reposera sur le principe de la non-criminalisation de l’acte de gestion».
Abordant la question des élus qui font l’objet de poursuites judiciaires, M.Ould Kablia, a affirmé, qu’une fois toutes les voies de recours épuisées, l’élu en question sera purement et simplement écarté.
Rebondissant sur le phénomène de la «chkara» et le négoce des têtes de listes, qui s’invitent au rendez-vous électoral, il a tout simplement dit que son département n’avait pas assez d’éléments qui lui permettaient de constater effectivement cette pratique.
«Seul le sens moral des chefs de partis peut venir à bout de cette dernière», a-t-il commenté en poursuivant, que la responsabilité devrait échoir à des hommes intègres et non à de sombres personnages qui ne font que rebuter le peuple… de la politique.
