Immigration en France : Bruno Retailleau veut supprimer le droit du sol par référendum

Bruno Retailleau veut supprimer le droit du sol par référendum. S’il est élu à la présidence de la France, le candidat de la droite entend réviser la Constitution pour permettre aux Français de se prononcer directement sur la politique migratoire.
Le candidat des Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, a affirmé mardi 8 septembre son intention d’abolir le droit du sol par voie référendaire. Selon lui, recourir directement au vote des Français est indispensable pour contourner l’opposition prévisible de l’ordre judiciaire.
Il avait déjà exprimé son souhait de réformer la Constitution pour étendre le champ du référendum, en ciblant tout particulièrement l’immigration et la justice pénale.
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Bruno Retailleau veut supprimer le droit du sol par référendum
Invité ce mardi sur CNews et Europe 1, le candidat a réaffirmé sa volonté de redonner la parole aux citoyens sur les enjeux d’immigration, citant notamment l’exemple de la nationalité : « Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a-t-il précisé, défendant des « idées très, très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple (…) renoncer au droit du sol. »
L’élu avait déjà défendu l’abolition du droit du sol au début de l’été, s’appuyant sur l’exemple du territoire mahorais : « On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? », s’interrogeait-il alors, estimant qu’ « on ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique. »
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Un référendum pour contourner la réglementation
Bruno Retailleau avait déjà défendu l’abolition du droit du sol au début de l’été, sans toutefois en détailler les modalités.
Il a précisé qu’une fois la Constitution modifiée, il soumettrait aux urnes « deux textes de loi » : d’une part « une loi pour réduire l’immigration », un phénomène qu’il ne considère plus comme « une chance pour la France » mais comme « une charge », et d’autre part un texte axé « sur une politique pénale de grande fermeté ».
Bruno Retailleau s’impose comme l’une des figures de proue d’une ligne particulièrement ferme en matière d’immigration au sein de la droite. Partisan d’un durcissement radical des règles d’accueil et de séjour, il prône une rupture avec la politique actuelle.
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