Bouteflika, Hollande, Haddad…Les révélations ahurissantes de Djouhri

L’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri a déclaré dans un entretien au Soir d’Algérie publié ce dimanche que l’ex-président français François Hollande et l’ex-Premier ministre français Manuel Valls « faisaient en sous-main, la pluie et le beau temps en Algérie »

M. Djouhri niait avoir de lien avec un réseau lié au pouvoir algérien. « Quel réseau ? Parlons plutôt de cases. Il fallait être dans l’une ou l’autre. Mais moi je venais ici pour me reposer et réfléchir. Pas pour intriguer, Alexandre Djouhri affirme qu’il serait «heureux» de se rendre en Algérie «le plus vite possible», en regrettant qu’il ait été empêché de se rendre aux funérailles de sa sœur. «Je vais découvrir une Algérie différente», a-t-il dit en confiant que l’élection d’Abdelmadjid Tebboune «[lui] va parfaitement, c’est un homme d’expérience qu’il faut laisser travailler. Et même soutenir. C’est un homme de paix, expérimenté. S’il parvient à réaliser 75 pour cent de son programme, ce sera magnifique. Mission accomplie. Je le soutiens et le soutiendrai », a affirmé M. Djouhri.

Le très médiatisé homme d’affaires franco-algérien affirme qu’il n’a «jamais eu d’activité industrielle ou économique», en Algérie, avant de préciser : «J’ai fait toutefois une seule exception à titre amical, j’ai accompagné Ali Haddad à Djibouti en vue de construire un pipe, de Djibouti à Addis-Abeba, Ali Haddad n’était pas en mesure de réaliser ce projet car son usine de pipes n’était pas en capacité de production. Il s’agissait d’aider une connaissance algérienne à intervenir sur un marché prometteur africain, mais je n’ai jamais fait d’affaires en Algérie.»

Concernant l’affaire pour laquelle il est jugé en France, celui qui se dit résolu à «repartir à l’attaque à mille pour cent», a indiqué que celle-ci est une «sinistre blague» et un «colossal mensonge», en soulignant que le mandat d’arrêt européen lancé contre lui est un «inventaire à la Prévert, un château de cartes» qui, bien que n’ayant «aucune valeur juridique», sera quand même poursuivi. Alexandre Djouhri accuse un «réseau politico-financier tricolore» d’avoir mis les Anglais sous pression pour «faire semblant de croire au sérieux de la poursuite».

« Hollande et Valls — et leur porte flingues — voulaient m’éjecter, en France, du monde des affaires, celui du CAC 40, où je compte de nombreux amis qui m’écoutent souvent. Leur but étant de placer leurs pions et de déployer leurs intrigues », a par ailleurs fait savoir l’homme d’affaires, mis en examen en France dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007,et concernant cet affaire Alexandre Djouhri affirme qu’[on] lui a «mis sur le dos un transfert de 500 000 dollars pour Claude Guéant». «Une histoire de villa dans laquelle je ne suis pas partie, des commissions sur une vente d’Airbus pourtant limpide», a-t-il objecté, en pointant des juges qui «finissent par croire à leur propre roman». «Je suis victime d’un traquenard judiciaire, il fallait que je sois torturé», a-t-il ironisé, en expliquant que les juges voulaient le faire mentir «comme ils l’ont fait avec Takieddine», parce qu’«il fallait, pour des raisons politiques, que j’accuse Sarkozy, alors que je n’ai joué aucun rôle dans ce supposé financement».

Rappelons que cet homme d’affaires est poursuivi en France pour « faux et usage de faux », « corruption active », « complicité de détournement de fonds publics par une personne chargée d’une mission de service public », « blanchiment de corruption active et passive en bande organisée », ou encore « recel de détournement de fonds publics par une personne chargée d’une mission de service public ».