Des milliers de familles algériennes inscrites au programme de location-vente AADL 2 depuis 2013 viennent d’apprendre une excellente nouvelle. Publié dans le numéro 47 du Journal Officiel et daté du 26 mai 2026, un arrêté ministériel conjoint revoit en profondeur les paramètres financiers de ce programme.
Résultat : une réduction substantielle du coût réel supporté par les futurs acquéreurs, grâce à deux mesures particulièrement avantageuses.
L’aide directe AADL 2 doublée par convention interministérielle
La mesure la plus immédiatement visible concerne la subvention forfaitaire par mètre carré. Fixée jusqu’ici à 5 000 DA/m², elle atteint désormais 10 000 DA/m².
Ce doublement résulte d’une convention signée entre le ministère des Finances et le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville.
Concrètement, pour un appartement de 70 m², l’économie générée par cette seule mesure dépasse les 350 000 dinars. La seconde disposition concerne la prise en charge des travaux de voirie et réseaux divers (VRD) de catégorie 3.
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Auparavant couverts à hauteur de 72 % par le Trésor public, ces coûts d’infrastructure sont désormais intégralement assumés par l’État, soit une couverture portée à 100 %. Cette modification allège mécaniquement le prix de revient du logement, avant même le calcul de l’apport personnel.
Un apport initial de 25 % et 25 ans pour solder le reste
Une fois l’ensemble des subventions étatiques déduites du prix de construction, le souscripteur n’est tenu de verser qu’un apport initial correspondant à 25 % du montant résiduel. Ce seuil d’entrée, combiné aux aides revalorisées, rend l’accession nettement plus accessible pour les ménages à revenus modestes ou intermédiaires.
Quant au solde restant, le texte réglementaire prévoit un délai de remboursement pouvant aller jusqu’à 25 ans. Cette durée, identique à celle accordée aux souscripteurs du programme AADL 3 pour le financement de leur logement, offre une visibilité budgétaire réelle aux familles concernées. Les mensualités s’en trouvent considérablement allégées, sans pression de remboursement à court terme.
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Ce type d’étalement sur un quart de siècle n’est pas une nouveauté dans la politique du logement social algérien. En février 2026, la réforme des Logements Publics Locatifs (LPL) avait déjà introduit ce même horizon de 25 ans pour les locataires souhaitant devenir propriétaires de leur bien, avec des remises incitatives pour remboursement anticipé.
