Boîtes de nuit, Corne d’Or et Zéralda ,Au cœur du réveillon des 18 ans !

Boîtes de nuit, Corne d’Or et Zéralda ,Au cœur du réveillon des 18 ans !

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Cette année, le réveillon avait un goût amer à Tipasa, pourtant ville touristique de premier plan, très belle avec ses plages de rêve ; toutefois, peu nombreux sont les gens qui ont célébré le nouvel an. Cependant, la fête était bel et bien présente dans les boîtes de nuit, les cabarets et les hôtels de luxe de cette ville, là où les jeunes filles et garçons de 18 ans étaient fortement mobilisés à cette occasion et ce, sous le regard attentif et vigilant des gendarmes.

Ici, dans les boîtes de nuit, Corne d’Or, CET et autres lieux luxueux, des jeunes de 18 ans étaient fortement présents, devant une présence musclée des videurs. Ces derniers vous interdisent l’accès, motif : vous devez vous acquitter d’une somme de 1000 DA pour pouvoir accéder au «royaume» des 18 ans et au-delà. Mieux, si vous êtes âgés de moins de 18 ans vous risquez de ne pas mettre les pieds, mais plus âgés, vous aurez votre fameux ticket. Une fois passé le «barrage», vous allez découvrir un autre monde, dans la petite boîte, tel que le lieudit «Des étoiles de la Méditerranée». Ici, plusieurs dizaines de jeunes filles, certaines paraissent très jeunes dansent au rythme des chanteurs de raï. Ici, on a fêté le nouvel an avec de la bière. Pourtant à cet âge, il est strictement interdit de consommer des boissons alcoolisées, mais pour les chefs de ces établissements, il faut incontestablement remplir les caisses, d’autant que c’est le jour tout indiqué pour faire un chiffre d’affaires «record». Venues de plusieurs wilayas, voire même du Sud du pays, des filles âgées de 18 ans et plus étaient fortement présentes dans ces lieux «sensibles». Souvent accompagnées ou parfois seules, elles sont là pour fuir le stress et à la même occasion pour casser la routine et fêter le nouvel an. Conscients de ce danger, près de mille hommes ont été mobilisés durant la fête du réveillon pour sécuriser les lieux les plus sensibles de la ville de Tipasa.

Un dispositif sécuritaire était très visible dans les stations touristiques, les lieux publics et les endroits les plus isolés de la belle ville côtière, Tipasa. Des points de contrôle ont été dressés aux quatre portes qui mènent vers le chef-lieu de la wilaya de Tipasa, comme c’est le cas à Chenoua-Plage ; ici, un barrage fixe a été installé par le Groupement de la Gendarmerie nationale afin de sécuriser les usagers de la RN. Ici, une dizaine d’éléments de la SSI (Section de Sécurité et d’Intervention) contrôlent les véhicules qui passent par là pour aller à Tipasa. Visages tendus, fortement déterminés à sécuriser les lieux, les gendarmes d’intervention nous ont expliqués que la sécurité est en jeu, d’autant que la petite criminalité est en hausse très inquiétante ces derniers temps, et elle sera plus forte durant la fête du réveillon.

Coup de départ de l’opération à 18h55

Le coup d’envoi de cette opération spécial réveillon est donné à 18h55. Près de 1 000 gendarmes sont mobilisés pour ce plan très particulier de fin d’année. Samedi 31 décembre, à 18h45, au siège du groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Tipasa, tout le monde est mobilisé, des dizaines de patrouilles de gendarmes sont sur le qui-vive, car une grande opération visant la sécurisation des alentours de la wilaya, notamment les complexes touristiques et lieux saints de la ville, est déjà en préparation afin de permettre aux citoyens de passer une fin d’année en toute sérénité. Notre périple commence du côté Ouest de la ville côtière de Tipasa, à savoir la localité de Belj. L’heure est venue d’embarquer avec un escadron de la GN.

Sa mission : la sécurisation de la ville. Eviter les mauvaises surprises qui peuvent survenir durant la fête de fin d’année, en d’autres termes, empêcher les opportunistes de sévir. Pour ce faire, plus de 18 barrages et patrouilles ont été ajoutés aux 198 existants déjà sur l’axe Tipasa-Alger afin de mieux couvrir les deux entrées principales de la ville de Tipasa, notamment côtés Ouest et Est de la ville. Une fois arrivés à Belj, une présence musclée des gendarmes retient l’attention. Très vigilants, les gendarmes contrôlent et maîtrisent très bien la situation. Une sécurité jamais observée depuis des années. Les citoyens de cette belle localité ainsi que les visiteurs paraissaient tranquilles et sereins face à cette rassurante présence des gendarmes. Non loin de Belj, dans les complexes touristiques de la ville de Tipasa, notamment au Village Africain, Matarès ou au «Cet», les gendarmes sont omniprésents. D’habitude à ces endroits des agressions à l’arme blanche sont fréquentes et tournent parfois au meurtre, comme cela a été ob-servé les années précédentes. Cette année, il n’y a eu aucune agression, explique le commandant du Groupement de la GN de Tipasa, en l’occurrence R. Ahmed. Mieux, les gendarmes de la wilaya de Tipasa ont réussi à démanteler, grâce au plan sécuritaire spécial réveillon, huit réseaux de malfaiteurs qui sévissaient dans le périmètre de la ville. Le premier réseau est tombé du côté de Douaouda. Il s’agit d’un groupe composé de trois personnes, dont un des membres est connu par les gendarmes. Cette association de malfaiteurs était très active dans cette localité, notamment sur la route nationale 42.

Le tueur en série d’Alger arrêté à Bouharoun

A.A., un jeune algérois âgé aujourd’hui de 35 ans a fini par être arrêté, il y a trois jours, par les gendarmes de Bouharoun, à Tipasa, suite à un contrôle d’identité grâce au système «Runitel», fait par les gendarmes suite à des soupçons sur cet homme. Ce jeune algérois est un tueur en série, puisqu’il est l’auteur de plusieurs assassinats. Pis, l’homme est recherché depuis 2002, date durant laquelle ce dernier a pris la décision de se cacher en regagnant la clandestinité, d’autant que plusieurs mandats d’arrêt sont lancés à son encontre par plusieurs tribunaux dont Boufarik et Chéraga. A.A. est derrière plusieurs actes de vols, commis depuis plusieurs années déjà. Un tueur en série qui s’est finalement fait piégé par lui-même, alors qu’il circulait à Tipasa, sans qu’il ne se rende compte que son nom et sa photo sont mis sur le système «Runitel» appartenant à la Gendarmerie nationale. Ce dernier avait semé la peur chez ses voisins, dans un quartier populaire d’Alger. Tout le monde se souvient de son triste parcours. Agression à main armée, assassinats, vols et plusieurs tentatives de meurtres. Son arrestation a donc mis fin à son long parcours.

Quatre personnes arrêtées suite à un cambriolage

Le 30 décembre dernier, les éléments de la Gendarmerie nationale ont arrêté quatre jeunes personnes impliquées dans le cambriolage d’une maison située au centre-ville de Tipasa, alors qu’un cinquième membre demeure en fuite. Les cinq accusés se sont introduits dans une villa appartenant à un particulier qui, lui, était absent au moment du cambriolage. Profitant de son absence, les cinq membres de cette bande ont volé des objets de valeur, notamment des équipements de construction. Alertés après ce vol, les gendarmes se sont déplacés sur les lieux pour tenter d’identifier les cambrioleurs et ce, à partir des prélèvements des empreintes laissées par ces derniers. C’est ainsi que quelques heures seulement après cet acte, les cinq auteurs de ce cambriolage ont été tous identifiés, dont quatre sont immédiatement interpellés, tandis qu’un cinquième membre demeure en fuite, selon la Gendarmerie nationale de Tipasa.

30 kg de drogue rejetés par la mer à Fouka-Marine

Cette affaire remonte au 28 décembre dernier. Ce jour-là, la mer avait rejeté un sac rempli de kif traité, estimé par les gendarmes, après avoir localisé la sacoche, à 30 kg de drogue, enfouis dans plusieurs plaques de 100 grammes. C’est à Fouka-Marine que la découverte avait été faite; d’habitude c’est rare de trouver un tel sac rempli de drogue ; en 2010, les gendarmes de Tipasa avaient découvert un sac identique contenant lui aussi 30 kg de cannabis. Selon les gendarmes, ces trafiquants recourent, souvent, à cette technique, c’est-à-dire ils jettent des sacs «bourrés» de drogue afin que leurs acolytes les réceptionnent loin des regards des gendarmes.

Neuf quintaux de câbles saisis à Douaouda-Marine

Le 28 décembre passé, les gendarmes de la brigade de Douaouda ont arrêté une personne à bord d’un camion de marque Mazda contenant plus de 9 quintaux de câbles volés ailleurs. Le chauffeur du camion qui conduisait les 9 quintaux de câbles a avoué son acte ; ce dernier a été présenté devant le procureur de la République près la cour de Tipasa. Il y a quelques semaines, un réseau spécialisé dans le trafic des câbles a été démantelé par les gendarmes de Tipasa. Trois trafiquants ont été arrêtés lors de cette affaire en possession de 45 tonnes de câbles, enfouis sous les graviers, et prêts à être livrés à leurs clients. Par ailleurs, le trafic de câble dans la wilaya de Tipasa est de plus en plus inquiétant, selon les gendarmes. Ici, les trafiquants s’intéressent à ce genre de trafic considéré comme très rentable.

Un faux officier de police arrêté à Bou Ismaïl

Une personne accusée de plusieurs affaires d’escroquerie, résidant à Bou Ismaïl, a été arrêtée le 29 décembre dernier, par la brigade de la Gendarmerie nationale, suite à une plainte déposée par sa victime. En effet, le faux policier, propriétaire d’un véhicule neuf, a promis de vendre sa voiture à ses victimes, à condition qu’elles lui versent une première tranche de paiement estimée par les gendarmes à 25 millions. Une fois la somme d’argent réceptionnée par l’escroc, ce dernier disparaissait. Ce mode d’escroquerie a été fait par cet escroc et ce, à plusieurs reprises, ce qui signifie également que d’autres victimes ont été arnaquées par le faux officier de police. Toutefois, chaque parcours d’une personne recourant à l’escroquerie finira par tomber, c’est le cas de cette personne qui s’est fait connaître comme officier de police afin d’escroquer ses victimes.

Par Sofiane Abi