Le géant de l’automobile BMW prépare son grand come-back en Algérie

Le groupe BMW étudie actuellement le projet d’une nouvelle usine automobile en Algérie, en parallèle à ses préparatifs pour la reprise de ses ventes.
Une évolution qui fait passer le retour potentiel de la marque allemande du simple stade de la distribution commerciale à l’éventualité de l’implantation d’une base de production locale, bien qu’aucune décision d’investissement définitive n’ait encore été prise à ce jour.
Selon un rapport publié par Africa Intelligence ce vendredi 25 septembre, BMW est sur le point de réintégrer le marché après l’interruption de ses ventes consécutive à la refonte de la politique automobile en Algérie. En outre, les plans pour la construction d’une nouvelle usine seraient « en cours d’étude ».
De la distribution à l’assemblage : les ambitions de la marque à l’hélice
Les données actuellement disponibles ne font état d’aucune annonce officielle du groupe BMW concernant le montant de l’investissement, le futur site de l’usine, sa capacité de production ou encore les modèles qui y seraient assemblés. De même, aucun partenaire algérien ni calendrier de réalisation n’ont été dévoilés.
Il convient donc de bien distinguer la reprise de l’activité commerciale, présentée par la source comme imminente, du projet industriel qui demeure, pour sa part, en phase d’évaluation.
Cette démarche potentielle s’inscrit dans un cadre réglementaire radicalement différent de l’ancien modèle d’assemblage.
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Le décret exécutif 22-384 de novembre 2022, modifié en mai 2024, impose aux constructeurs de véhicules de tourisme d’atteindre un taux d’intégration locale minimal de 10 % à l’issue de la deuxième année, de 20 % au terme de la troisième, et de 30 % d’ici la fin de la cinquième année.
La réglementation exige également l’intégration des opérations d’emboutissage, de soudure et de peinture (ou leur sous-traitance à des acteurs locaux) au-delà de la troisième année, la fabrication locale des carrosseries, ainsi que l’introduction d’un modèle électrique dès la cinquième année.
Tout projet est d’abord soumis à une autorisation préalable, puis à un agrément définitif après inspection des infrastructures et des équipements.
Cahier des charges strict : le défi de l’intégration locale
L’usine Fiat de Tafraoui illustre parfaitement la nouvelle dynamique du marché. Sa production a fortement progressé. Elle est passée de 17 000 véhicules en 2024 à 53 000 en 2025.
Le groupe Stellantis vise désormais plus haut. Des travaux d’extension doivent porter la capacité à 135 000 unités d’ici 2028. En réintégrant ce marché, BMW s’inscrira dans un cadre réglementaire rénovées.
L’agrément dépend désormais d’une production effective. L’intégration locale et la sous-traitance deviennent obligatoires. Cette politique rompt définitivement avec l’importation exclusive de véhicules.
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Sur le plan mondial, BMW affiche une belle solidité. Le groupe a livré 2,464 millions de véhicules en 2025. Cela représente une hausse de 0,5 %. Les modèles électriques et hybrides pèsent lourd dans ces résultats. Ils atteignent 26 % des ventes globales, dont 18 % en 100 % électrique.
Le constructeur maîtrise déjà la production en partenariat local. Il s’appuie sur des usines partenaires à l’étranger, notamment en Égypte. Ce modèle industriel a largement fait ses preuves au sein de son réseau international.
L’annonce de ce retour constitue donc un signal fort.
Pour autant, la construction de l’usine reste à confirmer. Les prochaines étapes seront déterminantes. Le groupe doit d’abord désigner un représentant agréé. Il faudra ensuite déposer le dossier et obtenir l’autorisation préalable. L’arbitrage final portera sur le site, le partenaire, les modèles et la capacité de production.
En attendant ces décisions, la trajectoire se précise. BMW prépare activement sa reprise commerciale. En parallèle, le projet d’usine demeure une sérieuse option d’investissement.






