Plus d’un milliard d’euros dissimulés sur des comptes étrangers, des appartements de luxe en Suisse, et une condamnation implacable. Ce lundi, la justice algérienne a frappé un grand coup en condamnant l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout à 10 ans de prison ferme. Loin d’une simple amende, c’est l’intégralité d’un empire financier bâti sur le détournement de fonds publics qui vient d’être démantelé, gelé et saisi.
La Cour du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a prononcé, ce lundi matin, une peine de dix ans de prison ferme à l’encontre de l’homme d’affaires incarcéré Mahieddine Tahkout. Une peine de prison assortie d’une amende de 8 millions de dinars algériens, assortie d’une décision de confiscation de l’ensemble de ses biens, qu’ils soient immobiliers ou mobiliers, ainsi que de ses comptes bancaires.
Dans le même cadre, la justice a ordonné la saisie de tous les avoirs faisant l’objet de commissions rogatoires internationales, notamment ceux localisés en Suisse. Les autorités judiciaires ont ainsi acté la confiscation de l’ensemble des dépôts et investissements gelés par les autorités helvétiques. Par ailleurs, Mahieddine Tahkout a été condamné à verser une somme de 100 millions de dinars au Trésor public, en réparation des préjudices causés par le détournement de fonds publics.
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Blanchiment, fortune dissimulée en Suisse… Tahkout au coeur d’une lourde affaire de corruption
Ces lourdes sanctions interviennent dans le cadre d’une nouvelle affaire de corruption liée au blanchiment d’argent. L’enquête a révélé que l’accusé détenait des comptes bancaires à l’étranger dont les montants dépasseraient le milliard d’euros, ainsi que des biens immobiliers, notamment des appartements en Suisse.
Le dossier judiciaire fait état de multiples chefs d’accusation retenus contre l’homme d’affaires. Parmi eux figurent la falsification de documents privés, le blanchiment d’argent et de produits criminels dans le cadre d’une organisation criminelle structurée, ainsi que l’exploitation des facilités liées à son activité professionnelle pour faciliter ces actes. Il est également poursuivi pour complicité dans le détournement de fonds publics.
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À cela s’ajoutent des accusations portant sur le blanchiment des revenus issus de crimes de corruption au sein d’un groupe criminel organisé, ainsi que des infractions à la législation et à la réglementation relatives aux changes et aux mouvements de capitaux vers et depuis l’étranger. Enfin, il lui est reproché d’avoir dissimulé une partie, voire la totalité, des produits financiers issus de ces activités illégales.
Cette affaire s’inscrit dans la continuité des poursuites engagées contre plusieurs anciens hommes d’affaires en Algérie liés à « la Issaba », dans le cadre de la lutte contre la corruption et les flux financiers illicites.
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