Equipe d’Algérie : la folle rumeur sur Ramy Bensebaïni

Le bruit a enflé cet après-midi : un supposé accrochage aurait, soi-disant, opposé Ramy Bensebaïni à Brahim Hemdani au sortir du match nul concédé par les Verts à Bujumbura (2-2). Vingt-quatre heures plus tard, les faits constatés sur le terrain contredisent frontalement cette version. Le capitaine de la sélection a rejoint ses partenaires au Centre technique national de Sidi Moussa, exactement comme le reste du groupe.
Selon plusieurs médias algériens crédibles, les allégations relayées mercredi ne s’appuient sur aucun fait vérifiable. La mécanique est connue : une contre-performance, et les scénarios les plus spectaculaires circulent en quelques heures. Selon les mêmes sources, le défenseur de Borussia Dortmund va accorder une interview au mirco de la FAF pour démentir les rumeurs et qui devrait être publiée ce soir.
Le contexte explique en partie cet emballement. Depuis le début de ce rassemblement, l’atmosphère autour des Verts s’est chargée, notamment après l’altercation survenue en plein match face à la Zambie entre le staff et Rayan Aït-Nouri. Cet épisode a installé un climat propice à toutes les interprétations.
Interrogé à Bujumbura sur le sort du latéral de Manchester City, Hemdani avait refusé d’alimenter la polémique, préférant recentrer le débat sur la préparation du match. Une ligne de conduite qui n’a pas empêché les spéculations de prospérer.
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Le nul face au Burundi nourrit l’agitation autour des Verts
Sportivement, la soirée de mardi a laissé un goût amer. Cueillis à froid par un but contre son camp de Chaïbi puis par une réalisation de Girumugisha, les Fennecs ont couru derrière le score avant d’arracher le partage des points. Un résultat qui ouvre un vaste chantier pour le nouveau sélectionneur, désormais attendu sur le fond du jeu autant que sur la gestion du vestiaire.
Dans ce groupe I des qualifications pour la CAN 2027, où le Togo et la Zambie complètent le tableau, deux billets seront distribués. Les Verts, forts de leur succès inaugural à Tizi-Ouzou, restent bien placés malgré ce faux pas à l’extérieur. Mais la marge de manœuvre se réduit.
Le capitaine des Verts occupe justement une position clé dans cet équilibre. Cadre respecté, Ramy Bensebaïni fait partie des hommes sur lesquels le staff s’appuie pour maintenir la cohésion. Le voir associé à une rumeur de conflit relevait donc d’une charge symbolique forte, sans le moindre fondement.
Hemdani travaille dans un climat scruté à la loupe
Arrivé récemment à la tête de la sélection, l’ancien milieu de terrain découvre un environnement où chaque geste est décortiqué. Sa première liste, construite autour de vingt-six joueurs convoqués à Sidi Moussa, avait déjà suscité de longs débats. L’épisode de mercredi illustre l’intensité de cette exposition médiatique.
Pour l’heure, le staff technique n’a publié aucun communiqué concernant le capitaine. Le silence institutionnel, dans ce genre de situation, vaut souvent démenti, surtout lorsque la présence du joueur au centre technique suffit à désamorcer la rumeur.
La suite se jouera sur le terrain. Les prochaines échéances diront si le sélectionneur parvient à corriger les déséquilibres aperçus au Burundi et à installer durablement l’autorité nécessaire à la tête d’un groupe ambitieux.
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