Les directions de l’éducation des wilayas ont intensifié la préparation des examens scolaires officiels de la session 2026, afin de garantir le bon déroulement des épreuves. Dans ce cadre, elles ont demandé aux chefs d’établissements des trois cycles scolaires de constituer dès maintenant les listes des enseignants chargés de la surveillance. Ces listes seront ensuite vérifiées, triées et validées définitivement par les services compétents.
Pour éviter toute “crise de surveillance”, les enseignants du primaire seront mobilisés pour les examens du BEM et du baccalauréat. Les enseignantes enceintes sont exemptées de cette tâche, à condition de fournir les justificatifs nécessaires. Les correspondances officielles datées du 10 février précisent que toutes les catégories d’enseignants, y compris ceux disposant d’un dossier médical, en détachement ou en mission, doivent figurer sur ces listes afin que les services puissent procéder à un contrôle approfondi. Les enseignants inaptes, décédés ou retraités seront exclus de la liste finale.
Les chefs d’établissements du moyen et du secondaire sont tenus de transmettre les listes à la fois sur support papier et sur clé USB, et uniquement par courrier électronique au bureau des examens, avant le 24 février, dernier délai. L’objectif est de respecter strictement le calendrier tout en garantissant un suivi efficace.
Quelles sont les exemptions et les objectifs des mesures
Les services des examens et concours ont défini clairement les motifs d’exemption pour la surveillance des examens, sous réserve de présentation de documents justificatifs. Sont ainsi concernés : les enseignants hospitalisés, ceux atteints de cancer, les enseignantes enceintes à partir du septième mois le jour de l’examen, celles bénéficiant d’un congé maternité correspondant à la période des épreuves, ainsi que les enseignants en détachement ou en mission temporaire.
Ces mesures visent à éviter tout litige ou confusion juridique et à assurer une organisation rigoureuse des examens scolaires officiels. Elles permettent également de résoudre rapidement tout problème pouvant survenir pendant la période des épreuves, garantissant ainsi un déroulement ordonné et sécurisé pour tous les participants.
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Epreuve d’éducation islamique au Bac : le ministre clarifie les rumeurs
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saghir Saadawi, a tenu à mettre fin aux rumeurs concernant une éventuelle suppression de l’épreuve d’éducation islamique pour les filières scientifiques au baccalauréat.
Lors d’une intervention organisée samedi, en présence du ministre de la Communication et dans le cadre d’une journée de formation pour journalistes, M. Saadawi a réaffirmé que la priorité de son ministère reste la « protection et la préservation de l’identité nationale ».
Pour garantir la fiabilité des informations diffusées, il a proposé la mise en place d’une cellule au sein du ministère, dirigée par le responsable de l’information. Cette structure aura pour mission de centraliser les données et de vérifier qu’elles proviennent de sources officielles.
Le ministre a également précisé que les sessions conjointes entre les deux ministères permettront d’harmoniser l’usage de termes et expressions « clairs et appropriés », afin d’assurer une communication compréhensible. Il a insisté sur la nécessité d’éviter les généralisations et de traiter ce secteur « sensible » avec rigueur et modération.
Renforcement des vérifications pour le Bac et le BEM 2026
Dans le cadre des examens nationaux de juin 2026, le ministère de l’Éducation nationale a mené une opération de contrôle des certificats de scolarité des candidats libres. L’objectif était donc de nettoyer les listes de participants et de prévenir toute tentative de fraude ou de fausse déclaration.
Cette procédure a concerné principalement les candidats libres au Brevet d’enseignement moyen (BEM) et au Baccalauréat. Chaque dossier a été examiné pour vérifier la cohérence des informations avec les registres officiels.
Conformément à l’instruction ministérielle n°318 du 18 décembre 2025, issue de la circulaire du 17 novembre, les directeurs d’établissements et les responsables de l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ONEFD) ont donc appliqué le calendrier suivant :
Avant le 14 janvier : validation des informations au niveau des établissements.
Avant le 19 janvier : finalisation des contrôles par l’ONEFD et les directions de l’Éducation.
Tout manquement a été sanctionné immédiatement, avec l’annulation des inscriptions falsifiées ou l’invalidation des déclarations mensongères, notamment pour les candidats ayant omis de signaler un Bac antérieur ou leurs participations passées.
Comment assurer la crédibilité des diplôme ?
Pour assurer la crédibilité des diplômes, le ministère a utilisé l’interface numérique « Examens officiels ». Les chefs d’établissements ont vérifié l’identité, la date de naissance, l’année scolaire et la filière de chaque candidat. Deux mentions pouvaient être attribuées en cas d’anomalie : « Candidat n’ayant pas atteint le niveau scolaire requis » ou « Candidat n’ayant jamais été scolarisé dans l’établissement ».
Les chefs de service des examens au niveau des wilayas ont pris en charge les dossiers des candidats provenant d’établissements fermés et contacté ceux dont le statut restait ambigu. L’ONEFD a également croisé ses données avec celles de l’Office national des examens et concours (ONEC) pour identifier trois catégories :
Candidats inscrits régulièrement en classe terminale pour l’année 2025-2026.
Candidats disposant d’une attestation de niveau valide des années précédentes.
Candidats non affiliés ou ne possédant pas le niveau requis.
Ces listes ont été transmises à l’ONEC le 19 janvier. Depuis, les candidats concernés peuvent consulter l’état de leur dossier via les sites officiels pendant la période de révision des inscriptions.
