Plus de 800 étudiants ont assisté au 3e congrès de l’Organisation nationale des étudiants algériens (Onea) les 21, 22 et 23 avril 2011 au complexe Grand Bleu du Chenoua.
Il est à signaler que ces assises devaient en principe se tenir il y a de cela trois ans, et c’est très certainement les derniers remous au sin de l’université qui ont précipité la tenue de cette rencontre, pour pallier, semble-t-il, à toutes éventualités. En marge de ce congrès le secrétaire général du FLN a prononcé un discours d’orientation dans lequel il a expliqué l’état des lieux de l’université algérienne et son apport dans la construction du pays. D’emblée, Abdelaziz Belkhadem n’a pas manqué de stigmatiser «certaines visées venant de l’étranger qui tendent à déstabiliser l’Algérie».
A ce titre, le secrétaire général du FLN a exhorté les étudiants : «Vous êtes l’élite du pays, car le progrès scientifique qui implique des connaissances technologiques doit à juste titre être utilisé à bon escient pour le développement national.» Parlant de la tragédie nationale qui a endeuillé des milliers de citoyens, l’orateur a mis en évidence «la perte de nos repères et même de nos us et coutumes pour rentrer dans un tourbillon de violence jamais égalée».
«Malgré cette conjoncture très difficile, nous sommes arrivés à sortir de cette spirale qui n’a fait qu’accentuer les risques de voir notre pays se déchirer et se détruire sans commune mesure. Le peuple vivait dans la peur et l’angoisse d’un lendemain incertain et ceux qui nous observaient de l’autre rive nous considéraient comme des terroristes et/ou victimes du terrorisme. Ajouter à cela l’endettement ce qui a provoqué une cessation de payement qui a failli mettre l’Algérie sur les genoux. Pourtant, nous sommes sortis victorieux de cette stratégie et beaucoup voyaient en l’Algérie un laboratoire. Avec la concorde nationale, nous avons pansé nos blessures pour retrouver la paix et la stabilité afin de relancer notre économie nationale alors qu’elle était moribonde.» Belkhadem a d’autre part indiqué qu’«après la paix, les citoyens ont commencé à découvrir la démocratie ce qui les a amenés à exiger du travail et un logement décent. C’est une attitude tout à fait normale et légitime». Pour ce qui est des réalisations sur le plan de l’université algérienne, il dira en substance : « A l’indépendance de l’Algérie il y avait une seule université dans tout le pays et aujourd’hui, grâce à tous les présidents qui se sont succédé, notre pays compte 1 200 000 étudiants. Durant le plan quinquennal 2010-2014, on atteindra 2 millions d’étudiants répartis au sein de 57 établissements dont 36 universités,10 écoles nationales supérieures, 5 écoles normales, 10 écoles préparatoires et 2 écoles préparatoires intégrées, en plus d’autres universités qui vont ouvrir bientôt. C’est dire les efforts qui ont été entrepris par les différents responsables pour donner à la jeunesse algérienne des outils de connaissance qui vont leur permettre de rejoindre les nations développées.» Pour illustrer justement les efforts de l’Etat dans ce domaine, il dira : «Les gens ne savent pas ce qui ce passe dans le monde et principalement ceux qui attisent le feu.
Les étudiants dans notre pays ont une place de choix et je prends en exemple beaucoup de pays développés où les étudiants doivent payer rubis sur l’ongle leurs études ainsi que le gîte et le couvert, cela à des prix mirobolants. Mais ce n’est pas le cas de l’Algérie où l’étudiant est transporté gratuitement de chez lui vers son établissement et s’il réside dans une cité universitaire il ne débourse que 400 DA par an alors que le ticket de restaurant ne coûte que1,20 DA en plus de la bourse.» Selon lui, l’investissement humain est la principale mission du président Abdelaziz Bouteflika pour un développement tous azimuts, certes, il y a des problèmes, avouera Belkhadem, mais votre congrès sortira avec des décisions pour qu’une réforme de l’université parvienne à sortir de l’engrenage.
«De cette tribune, je vous dis que jamais l’Algérie n’a été aussi forte et plus grande, c’est le siècle des défis et malheur aux faibles qui n’ont pas de place dans ce mode qui avance inexorablement vers le futur. Vous devez préserver l’unité du pays et l’intégrité de son territoire par votre volonté d’acquérir de nouvelles technologie pour ne plus dépendre des autres et assurer l’autosuffisance dans tous les domaines.» A rappeler que durant cette rencontre, 13 commissions ont été créées pour débattre des difficultés inhérentes au secteur et sortir avec des décisions à même de juguler les tourments qui minent l’université algérienne. Mohamed El Ouahed