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Banque africaine de l’énergie : 5 milliards de dollars, quelle place pour l’Algérie ?

Banque africaine de l’énergie : 5 milliards de dollars, quelle place pour l’Algérie ?
La Banque africaine de l'énergie a été officiellement créée le 31 octobre 2026 à Abuja, avec un capital autorisé de 5 milliards de dollars.

La Banque africaine de l’énergie a vu le jour le 31 octobre à Abuja, avec un capital autorisé de 5 milliards de dollars. Portée par Afreximbank et l’Organisation des producteurs de pétrole africains, dont le secrétaire général est algérien, elle doit financer les projets énergétiques du continent. Quel rôle l’Algérie y joue-t-elle ?

Banque africaine de l’énergie : une création officialisée à Abuja

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) ont annoncé, le 31 octobre, la création de la Banque africaine de l’énergie. L’annonce a eu lieu lors de l’assemblée générale constitutive de la nouvelle institution, à Abuja, au Nigeria. Cette réunion a aussi désigné son premier président et constitué son premier conseil d’administration.

La présidence revient à l’Égyptien Helmy Ghazi, ancien directeur général adjoint de HSBC Égypte. Il devra rendre la banque opérationnelle, attirer de nouveaux capitaux et lancer les premiers financements. Le siège provisoire occupe plusieurs étages de l’African Trade Center d’Abuja.

Capital de la Banque africaine de l’énergie : 5 milliards de dollars autorisés

La banque dispose d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars. Ce montant correspond au plafond fixé par ses statuts, et non à une somme déjà versée. Les pays membres et les investisseurs doivent progressivement souscrire et libérer leurs parts.

Sa charte conditionnait d’ailleurs son démarrage à un capital souscrit d’au moins 500 millions de dollars. Le Nigeria, pays hôte, a déjà versé sa quote-part. La banque compte aussi lever des fonds auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales et d’investisseurs privés.

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Banque africaine de l’énergie : quel rôle pour l’Algérie ?

L’Algérie compte parmi les huit pays fondateurs de l’APPO, créée en 1987 à Lagos. Depuis novembre 2025, l’Algérien Farid Ghezali, cadre de Sonatrach, en est le secrétaire général. Il ne dirige pas la nouvelle banque, mais l’organisation qu’il pilote en est l’un des deux promoteurs.

L’Algérie a aussi joué un rôle actif dans le lancement de la banque. Le ministre d’État Mohamed Arkab a conduit le groupe de travail ministériel chargé de finaliser sa création, puis l’Algérie a présidé la commission de préparation du lancement. Elle s’était également portée candidate en 2024 pour accueillir le siège, finalement attribué au Nigeria.

En juin 2026, Farid Ghezali affirmait que l’Algérie figurait « parmi les premiers pays » à s’engager dans le projet. Une délégation algérienne avait participé en février à la réunion d’activation de la banque, à Abuja. Le décret de ratification de l’Algérie et le montant de sa participation au capital doivent encore être officialisés par le gouvernement.

Banque africaine de l’énergie : pourquoi l’Afrique en a besoin

L’idée est née après la COP26, lorsque plusieurs bailleurs occidentaux ont réduit leurs financements aux projets pétroliers et gaziers. L’APPO a annoncé sa volonté de créer la banque en mai 2022, avec Afreximbank. Les deux institutions en ont signé la charte en juin 2024, au Caire.

Les promoteurs estiment à 200 milliards de dollars les besoins d’investissement énergétique du continent. La banque doit aider les pays africains à exploiter leurs ressources sans dépendre des financements extérieurs. Elle entend aussi soutenir l’accès à l’électricité et l’industrialisation.

Pétrole, gaz, électricité : quels projets la banque va-t-elle financer ?

La banque financera des projets sur toute la chaîne énergétique. Son champ couvre l’exploration, la production, le transport, la transformation, le raffinage et la distribution. Elle doit aussi accompagner la transition énergétique du continent.

Ses premiers financements restent à définir par sa direction et son conseil d’administration. Pour les pays producteurs comme l’Algérie, elle ouvre une nouvelle source de financement africaine. Le gaz algérien, très demandé en Europe, illustre l’enjeu stratégique de ces investissements.

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AS

Ahmed Saifi

Journaliste senior – Politique, actualité nationale et société

Ahmed Saifi est journaliste senior au sein de la rédaction d'Algerie360. Fort de plus de vingt années d'expérience dans le journalisme, il suit et analyse les grands enjeux politiques, institutionnels et sociaux qui façonnent l'actualité algérienne.

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