Lait en poudre : BALADNA prépare l’arrivée de 30 000 vaches américaines dès novembre

La société « Baladna Algérie » accélère les préparatifs en vue de l’arrivée des vaches laitières importées des États-Unis.
Les opérations d’acheminement par pont aérien doivent débuter en novembre prochain, marquant le coup d’envoi de la deuxième phase d’un projet agro-industriel intégré d’une envergure inédite.
Les contrats de cette étape s’élèvent déjà à plus de 635 millions de dollars, pour un investissement global estimé à 3,5 milliards de dollars.
Sur le terrain, les préparatifs s’intensifient au niveau de l’aéroport d’Adrar. L’entreprise a indiqué avoir engagé des simulations logistiques et des démarches de coordination avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d’assurer l’accueil du cheptel dans des conditions sanitaires et opérationnelles optimales.
Au total, Baladna prévoit le transport de 30 000 génisses laitières issues de neuf États américains. L’opération s’échelonnera sur dix mois à travers 109 vols cargo à partir de novembre 2026, avec pour objectif de constituer le noyau d’un cheptel qui atteindra à terme 270 000 têtes de race Holstein-Friesian.
Enjeux techniques et défi climatique
Dans une déclaration accordée à Echorouk Online, l’expert agricole Laâla Boukhalfa a souligné que la réussite de ce mégaprojet reposera sur l’adaptation de ces races bovines aux conditions climatiques arides du Sahara.
Il a rappelé la nécessité de garantir un approvisionnement continu en fourrage vert de qualité et en eau, tout en déployant des protocoles modernes d’hygiène et de suivi vétérinaire pour préserver la santé et le rendement des animaux.
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À son niveau de production maximal, le complexe ambitionne de fournir environ 200 000 tonnes de lait en poudre par an, couvrant ainsi près de 50 % des besoins du marché national.
Alors que l’Algérie importe actuellement environ 400 000 tonnes de lait en poudre chaque année, ce projet revêt un enjeu stratégique majeur pour réduire la facture d’importation et consolider la souveraineté alimentaire du pays.
Une chaîne de valeur intégrée
Outre le programme d’importation du cheptel, cette seconde phase comprend la réalisation des travaux du génie civil, l’installation d’une centrale à béton, ainsi que la construction des infrastructures d’hébergement et de services nécessaires au démarrage effectif de la production.
Déployé sur une superficie de 117 000 hectares, ce projet est le fruit d’un partenariat entre la firme qatarie Baladna et l’État algérien, représenté par le Fonds National d’Investissement (FNI).
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Il repose sur un modèle d’intégration verticale complet, allant de la culture fourragère et de l’élevage bovin jusqu’à la transformation industrielle du lait en poudre.
Selon l’expert, cette initiative devrait également générer des milliers d’emplois directs et saisonniers dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du transport et des services, tout en favorisant le transfert de compétences locales dans l’élevage intensif et l’agroalimentaire.






