Baisse des prix du pétrole : qu’en est-il du Sahara Blend algérien ?

Baisse des prix du pétrole : qu’en est-il du Sahara Blend algérien ?
Baisse des prix du pétrole

Les prix du pétrole ont enregistré une baisse de plus de 2% ce vendredi, prolongeant leurs pertes pour une deuxième séance consécutive. Cette tendance s’explique principalement par un climat de marché plus apaisé, alimenté par des signaux de désescalade des tensions au Moyen-Orient.

À 05h39 GMT, le baril de Brent pour livraison en août 2026 a chuté de 2,19%, atteignant 88,40 dollars.

De son côté, le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juillet 2026 a reculé de 2,08%, à 85,89 dollars le baril, selon les données de marché suivies par une plateforme spécialisée dans l’énergie.

Lors de la séance précédente, les deux références avaient déjà enregistré des replis importants, avec une baisse de 2,92% pour le Brent et de 2,58% pour le WTI.

Malgré cette baisse, le marché pétrolier demeure très sensible aux évolutions politiques et sécuritaires. Toute reprise des tensions pourrait rapidement inverser la tendance actuelle.

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OPEP+ : hausse coordonnée de la production pétrolière à partir de juillet

Sept pays membres de l’alliance OPEP+, dont l’Algérie, ont convenu d’une augmentation collective de leur production pétrolière de 188.000 barils par jour à compter de juillet prochain. Une décision qui s’inscrit dans la continuité des ajustements progressifs engagés par les principaux producteurs de l’organisation pour accompagner l’évolution du marché mondial de l’énergie.

Selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures, cette décision a été adoptée lors d’une réunion tenue par visioconférence réunissant les pays signataires de la Déclaration de coopération (DoC) de l’OPEP+. Outre l’Algérie, ont pris part aux discussions l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, le Sultanat d’Oman et la Russie.

Dans le cadre de cet accord, chaque pays verra sa part de production réajustée de manière proportionnelle. Pour l’Algérie, cette hausse se traduira par une augmentation d’environ 6.000 barils par jour à partir de juillet, reflétant un ajustement modéré mais significatif dans le cadre des quotas nationaux.

Une stratégie de suivi étroit du marché mondial

Les sept pays concernés ont réaffirmé leur engagement à maintenir une coordination étroite et un suivi continu de l’évolution du marché pétrolier international. L’objectif affiché reste de préserver la stabilité et l’équilibre du marché, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour adapter les niveaux de production en fonction des conditions économiques et géopolitiques.

Cette approche graduelle vise à éviter les déséquilibres brutaux entre l’offre et la demande, dans un contexte où les fluctuations des prix du pétrole demeurent fortement influencées par les tensions internationales, la croissance mondiale et les perspectives de consommation énergétique.

En parallèle de cet accord, l’Algérie a participé à plusieurs réunions ministérielles organisées dans le cadre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de la Déclaration de coopération OPEP+.

La 193e réunion de la Conférence de l’OPEP a notamment permis d’examiner les questions liées au fonctionnement du secrétariat général, aux priorités stratégiques de l’organisation et à ses orientations à moyen et long termes. Les discussions ont également porté sur la gouvernance interne et les perspectives d’évolution du secteur.

Les pays membres ont également pris part à la 66e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC), chargé d’évaluer le respect des engagements de réduction ou d’ajustement volontaire de la production. Les discussions ont porté sur les niveaux de conformité enregistrés pour les mois de mars et avril 2026.

Les participants ont salué les efforts des pays concernés et ont insisté sur l’importance du respect des décisions collectives pour garantir la stabilité du marché pétrolier international.

OPEP : un engagement renouvelé de l’ensemble des membres ?

Enfin, la 41e réunion ministérielle OPEP/Non-OPEP a permis aux 21 pays de la Déclaration de coopération de réaffirmer leur engagement en faveur d’une action coordonnée. L’objectif commun reste de soutenir l’équilibre du marché mondial de l’énergie et d’assurer une gestion prudente de l’offre pétrolière dans un environnement économique incertain.

Dans ce contexte, cette nouvelle hausse de production s’inscrit moins comme un tournant que comme la poursuite d’une stratégie d’ajustement progressif, visant à accompagner les dynamiques du marché tout en préservant la cohésion du groupe OPEP+.