Mohamed Saghir Saadawi, ministre de l’Éducation nationale, a tenu à clarifier ce samedi les rumeurs sur une éventuelle suppression de l’épreuve d’éducation islamique pour les filières scientifiques au baccalauréat.
Lors d’une intervention en présence du ministre de la Communication, à l’occasion d’une journée de formation destinée aux journalistes, le ministre a alors rappelé que la mission principale de son ministère reste la « protection et la préservation de l’identité nationale ».
Ainsi, pour garantir la fiabilité de l’information diffusée, M. Saadawi a proposé la création d’une cellule au sein du ministère, dirigée par le responsable de l’information, chargée de centraliser les données et de s’assurer qu’elles proviennent de sources officielles.
Il a également précisé que les sessions conjointes entre les deux ministères permettront de fixer l’usage de termes et expressions « clairs et appropriés », afin que le sens des messages soit bien compris. Le ministre a insisté sur la nécessité d’éviter les généralisations et de traiter ce secteur « sensible » avec une communication calme et mesurée.
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Éducation nationale : vérification renforcée pour le Bac et le BEM 2026
Le ministère de l’Éducation nationale a récemment mené une opération de vérification des certificats de scolarité des candidats libres. L’objectif : assainir les listes de participants et prévenir toute tentative de fraude ou de fausse déclaration.
Dans le cadre des examens nationaux de la session de juin 2026, cette procédure a porté principalement sur les candidats libres au Brevet d’enseignement moyen (BEM) et au Baccalauréat. Chaque dossier a été contrôlé pour détecter toute incohérence entre les informations déclarées et les registres officiels.
Conformément à l’instruction ministérielle n°318 du 18 décembre 2025, issue de la circulaire du 17 novembre, les directeurs d’établissements et les responsables de l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ONEFD) ont finalisé les contrôles selon le calendrier suivant :
Avant le 14 janvier : validation des informations au niveau des établissements scolaires.
Avant le 19 janvier : finalisation des contrôles par l’ONEFD et les directions de l’Éducation.
Tout manquement a été sanctionné immédiatement : annulation des inscriptions jugées truquées ou invalidation des déclarations mensongères, notamment pour les candidats ayant omis de déclarer un Bac antérieur ou leurs participations passées.
Pour garantir la crédibilité des diplômes, le ministère a utilisé l’interface numérique « Examens officiels ». Les chefs d’établissements ont vérifié manuellement l’identité, la date de naissance, l’année scolaire et la filière de chaque candidat.
Deux mentions pouvaient donc être appliquées en cas d’anomalie : « Candidat n’ayant pas atteint le niveau scolaire requis » ou « Candidat n’ayant jamais été scolarisé dans l’établissement ».
Gestion des situations particulières : quels processus mis en place ?
Les chefs de service des examens au niveau des wilayas ont alors traité les dossiers des candidats provenant d’établissements fermés et contacté ceux dont le statut restait ambigu. L’ONEFD a croisé ses données avec celles de l’Office national des examens et concours (ONEC) pour identifier trois catégories de candidats :
Inscrits régulièrement en classe terminale pour l’année 2025-2026.
Disposant d’une attestation de niveau valide des années précédentes.
Non affiliés ou ne possédant pas le niveau requis.
Ainsi, ces listes ont été transmises à l’ONEC le 19 janvier. Depuis, les candidats concernés peuvent consulter l’état de leur dossier via les sites officiels pendant la période de révision des inscriptions.
