Avant-première du film “âarfane” de Salim Hamdi : Ode aux oubliés de la Révolution

lundi 22 avril 2019 à 13:15
Source de l'article : Liberte-algerie.com

La projection de ce long métrage a eu lieu samedi dernier à la cinémathèque d’Alger, en présence du réalisateur, des comédiens et de l’équipe technique.

La cinémathèque d’Alger a abrité, samedi à 16h, l’avant-première du film Âarfane (la reconnaissance) de Salim Hamdi qui a été projeté en partenariat avec le CADC (Centre algérien du développement du cinéma). L’œuvre relate l’odyssée d’une bande de copains, Myassa, Ahmed et Adel, qui donnent de leur temps et coalisent leur énergie dans l’élan d’esquisser le sourire de la “reconnaissance” sur le visage d’une moudjahida qui a à cœur de narrer les hauts faits de celle qui disait : “Mieux vaut être vêtu de l’habit de dignité taillé dans un sac de jute que le soyeux habit de la traîtrise !” (Anya Louanchi, alias Fatima).

Alors, muni d’un camescope, ce trio improvise dans les métiers du cinéma et conçoit un plateau de tournage.
Mais au fil de la narration, notamment la scène de l’interrogatoire avec le lieutenant Jérôme (Luc Clémentin), le trio de potes a fini par croire à l’idée d’en faire une œuvre publique et s’en va sur le chemin de la production qui est pavé d’écueils, les uns plus hallucinants que les autres. Mais qu’importent les obstacles… ils y croient et c’est l’essentiel.

“Le film est une passerelle d’un documentaire vers la fiction. L’ambition initiale d’écrire un scénario a vite évolué vers l’écriture mémorielle d’une résistante que j’ai adaptée à l’écran. D’où l’intitulé Aarfane qu’est le maître mal dont souffre l’anonyme lambda qui rêve de lauriers et c’est le mieux auquel s’attend aussi bien le créateur du beau que le moudjahid. S’agissant du casting, la parade d’acteurs a défilé dans ma tête dès l’écriture du scénario”, a déclaré Salim Hamdi au cours du débat, à l’issue de la projection. Au demeurant, l’œuvre filmique de Salim Hamdi se veut aussi un réquisitoire contre l’oubli des oubliés de la guerre d’Algérie, dont ces Français ou plutôt ces Algériens qui ont milité pour la cause algérienne, a ajouté le comédien Djamel Ghouti.
Quant à l’aspect qualitatif du film, il faut dire que l’implication de la comédienne Malika Belbey y est pour beaucoup.

D’ailleurs, présente lors de cette avant-première, la comédienne, qui a interprété tantôt le rôle de Myassa, tantôt le rôle de la moudjahida Naïmi Fatma, dont une école primaire et maternelle est baptisée en son nom à Tiaret, dira : “Mon rôle va de l’instant présent où j’interprète le rôle d’une fille de son temps, soucieuse d’unir les liens d’un doux foyer avec son fiancé Ahmed (Samir El-Hakim) chômeur, qui n’en peut plus des vicissitudes de l’emploi précaire.”

Malika Belbey a accumulé également le rôle d’une journaliste qui s’entretient avec la moudjahida campée par Chafia Boudraâ. Elle y retourne ainsi de l’instant passé (Yamina) où elle brandit l’étendard d’une résistante et revient s’asseoir ensuite derrière la caméra de Adel (Mustapha Laribi). C’en est ainsi jusqu’à l’ultime clap d’un film qui relate l’itinéraire héroïque d’une moudjahida décédée en 2007. “J’aurais souhaité qu’elle soit des nôtres et qu’elle apprécie l’œuvre filmique de Salim Hamdi ! Seulement, le destin a voulu qu’il en soit ainsi et c’est triste pour celle qui n’a pas cessé de raconter la révolution armée jusqu’au jour de son décès”, a conclu la comédienne.

Louhal Nourreddine

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