New York : les coulisses du rendez-vous Attaf-Boulos dévoilées

Le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, s’est entretenu à New York avec Massad Boulos, conseiller principal de Donald Trump chargé des dossiers arabes et africains.
L’entrevue s’est déroulée en marge des travaux onusiens et a été confirmée par un communiqué de la représentation diplomatique américaine à Alger, diffusé ce jour. Washington évoque un échange fructueux, centré sur l’économie et la stabilité régionale.
La rencontre s’inscrit dans une séquence diplomatique dense pour Alger. Le ministre d’État multiplie en effet les entretiens bilatéraux durant cette session, à l’image de ses discussions avec Madrid sur le futur forum d’affaires algéro-espagnol.
Le partenariat Algérie-États-Unis au cœur des échanges de New York
Selon le texte publié par l’ambassade, les deux hommes ont passé en revue la robustesse des liens unissant les deux capitales. Les discussions ont porté sur les marges de progression du commerce bilatéral et sur les investissements susceptibles d’être déployés dans plusieurs filières.
Aucune précision n’a été donnée sur les secteurs visés. La formulation retenue par Washington reste large, mais elle prolonge une tonalité déjà entendue ces derniers mois. En septembre dernier, lors de son déplacement à Alger où il avait qualifié l’Algérie de partenaire important, le même conseiller avait insisté sur les débouchés économiques à construire.
L’énergie demeure l’un des axes les plus évoqués côté américain. Cette dimension revient systématiquement dans les échanges entre les deux pays, aux côtés du volet sécuritaire.
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Ahmed Attaf et Massad Boulos affichent un engagement commun pour la paix
La sécurité régionale a occupé une part importante de l’entretien. Les deux responsables ont réaffirmé leur attachement commun à la stabilité d’un espace secoué par plusieurs foyers de tension. L’ambassade n’a toutefois livré aucun détail sur les dossiers précis abordés à ce titre.
Étaient également présents à cette réunion l’ambassadeur d’Algérie à Washington, Sabri Boukadoum, ainsi que le représentant permanent auprès des Nations unies. Une configuration qui traduit le caractère substantiel de la rencontre.
Ce format n’a rien d’inédit. Au printemps, une réunion similaire avait déjà réuni le diplomate algérien et le conseiller américain, à l’occasion de laquelle Washington avait salué les efforts d’Alger pour clore un conflit vieux d’un demi-siècle.
Sahara occidental : le conseiller de Trump écarte les accusations contre Alger
Cette entrevue survient après une intervention remarquée du responsable américain sur France 24. Interrogé sur le dossier du Sahara occidental, Massad Boulos a balayé l’idée que l’Algérie jouerait un rôle de blocage, un reproche que Rabat formule à intervalles réguliers.
Le diplomate a au contraire mis en avant ce qu’il décrit comme une coopération constructive de la part d’Alger. Il a par ailleurs refroidi les attentes d’un dénouement rapide du différend, estimant qu’aucun règlement express n’était à l’horizon.
Cette lecture contrarie frontalement le récit diffusé par le Maroc. Rabat soutient en effet que la dernière résolution du Conseil de sécurité aurait définitivement scellé le sort du territoire, une interprétation que les propos du conseiller présidentiel américain ne valident pas.
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