Atelier sur les flux migratoires mixtes, Me Farouk Ksentini : « La solution passe par les canaux juridiques »

Atelier sur les flux migratoires mixtes, Me Farouk Ksentini : « La solution passe par les canaux juridiques »
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La solution du problème des flux migratoires mixtes passe inéluctablement par les canaux juridiques qui garantissent la dignité des migrants et des réfugiés et les intérêts et la sécurité des Etats qui souffrent des répercussions de ce phénomène, a affirmé hier à Alger le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), M. Farouk Ksentini.

Celui-ci a souligné, en marge des travaux d’un atelier technique sur « les flux migra- toires mixtes vers l’Algérie », la nécessité pour les pays touchés par ce phénomène de mettre en place un arsenal juridique « approprié et raisonnable » garantissant la protection des droits des migrants et des réfugiés ainsi que la sécurité et la stabilité de ces pays. Pour M. Ksentini, cet objectif bidimensionnel « est réalisable », d’autant qu’il s’agit de cas humanitaires qui concernent pour la plupart des catégories vulnérables. Le président de la CNCPPDH a réitéré la position de l’Algérie quant au respect des droits de ces migrants et réfugiés, en ce sens qu’elle œuvre à gérer ce problème complexe dans son aspect humanitaire.



Il a révélé à ce propos que son organisme planchait actuellement sur l’élaboration d’une étude sur le terrain qui s’appuiera sur les rapports qui découleront de l’atelier. Pour sa part, la présidente de la sous-commission permanente des relations extérieures et de la coopération à la Commission nationale consultative, Mme Yasmina Taya, a affirmé que l’Algérie a toujours respecté les droits des réfugiés et n’a cessé d’œuvrer à leur protection conformément aux conventions et chartes internationales. L’Algérie poursuivra cette démarche en dépit du fait que celle-ci s’est transformée de pays de transit en un pays d’accueil à la lumière des derniers développements, a-t-elle ajouté.

Partant de ce constat, Mme Taya a affirmé que les partenaires de l’Algérie devront prendre en considération ces développements « d’autant qu’elle constitue une zone tampon qui se trouve au milieu de nombreux foyers de tension ayant conduit un exode difficilement maîtrisable et exigeant la conjugaison de tous les efforts ». Pour sa part, l’ambassadeur d’Italie à Alger, M. Jean Paolo Contini, a salué le rôle de l’Algérie dans le traitement de ce dossier sensible d’autant que les mesures prises dans ce sens dépassent les pays du Sahel et du Maghreb à la région méditerranéenne.