Après une protestation des travailleurs: Retour à la normale à l’EPIC Oran Propreté

Après une protestation des travailleurs: Retour à la normale à l’EPIC Oran Propreté

Par Houari Barti

Après une protestation des travailleurs: Retour à la normale à l’EPIC Oran Propreté

Après avoir observé une journée de protestation qui a considérablement perturbé la collecte des ordures ménagères dans plusieurs quartiers et localités de la wilaya, les travailleurs de l’EPIC Oran Propreté ont finalement décidé de mettre fin à leur mouvement suite à une réunion tenue avant-hier avec leur direction. L’activité de l’EPIC a donc repris hier son train normal, a affirmé au Quotidien d’Oran le directeur de l’EPIC, M. Taïbi.

Nous nous sommes engagés avec le partenaire social à faire preuve de responsabilité vis-à-vis des citoyens et de la pérennité de l’entreprise en décidant ensemble de la reprise du travail et de la prise en considération des revendications légitimes des travailleurs, a affirmé le directeur d’Oran Propreté. Ces revendications, précisé M. Taïbi, peuvent être résumées en quatre points principaux ayant trait à «l’habillement adéquat pour les travailleurs, au transport, à la convention collective et aux œuvres sociales». L’ensemble de ces points sont pris en charge, ce qui est un engagement ferme qu’on s’est fixé depuis qu’on est à la tête de l’EPIC, a affirmé M. Taïbi.

S’agissant des deux premiers points, l’habillement et le transport des travailleurs, le directeur de l’EPIC a affirmé que l’entreprise a signé deux conventions sur dérogation de la wilaya d’Oran, avec deux entreprises publiques, à savoir, West Mod’s Oran pour l’habillement et l’Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Oran (ETO) pour le transport du personnel. Les deux conventions portent sur des montants respectifs de 4 millions de dinars par an pour le transport, dont la mise en service a commencé il y a 15 jours, et de 8 millions de dinars pour l’habillement (été/hiver) plus des chaussures de sécurité. Pour la convention collective, ajoute M. Taïbi, «le projet existe déjà et nous avons accepté l’ensemble des indemnités figurant dans ce projet de convention, mais son adoption définitive relève de l’accord du Conseil d’administration qui doit également veiller à l’équilibre financier de l’entreprise», a-t-il souligné. A propos du dernier point relatif aux œuvres sociales, M. Taïbi a indiqué que l’EPIC consacre 3% de son chiffre d’affaires aux œuvres sociales, ce qui nous a permis de disposer à ce jour de 9 milliards de centimes. Mais pour pouvoir affecter cette somme, a-t-il précisé, il faudrait au préalable qu’il y ait une commission des œuvres sociales qui n’existe pas à ce jour, et qu’il y ait aussi une structure pour assurer une gestion et un contrôle rigoureux des dépenses. A la lumière de tous ces éléments, il apparait donc clair que toutes ces revendications sont en voie d’être réglées. Il faut juste prendre le temps de bien faire les choses, par ordre de priorité, dans le respect des lois et des procédures et avec le soucis de toujours préserver et renforcer l’entreprise, a affirmé le directeur de l’EPIC Oran Propreté, qui n’a pas manqué de souligner que l’entreprise qu’il dirige est passée d’une situation déficitaire de l’ordre de 3 milliards de centimes en 2016 à une situation où elle a réalisé un bénéfice de 5 milliards de centimes en 2017.