L’Algérie, longtemps associée aux hydrocarbures, se positionne aujourd’hui comme un acteur majeur des énergies propres dans la région. Alors que le pays a bouclé avec succès la première phase de son programme solaire, de nouvelles perspectives s’ouvrent dans le secteur éolien.
Une ambition confirmée par la rencontre récente entre le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et Ethiopis Tafara, vice-président pour l’Afrique de l’International Finance Corporation (IFC), membre du groupe de la Banque mondiale.
Selon le communiqué officiel, « le responsable de l’institution a proposé un projet de partenariat. Pour développer la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne à l’échelle nationale ». Cette initiative traduit la confiance internationale dans la viabilité économique et technique du programme algérien. Elle marque ainsi un tournant dans la diversification énergétique du pays.
Une stratégie nationale ambitieuse pour l’éolien et l’hydrogène vert
L’Algérie s’est fixé des objectifs précis et ambitieux pour 2040 :
- 22 GW de production cumulée d’énergies solaire et éolienne,
- 40 TWh d’hydrogène vert,
- 18 % de l’électricité destinée au programme hydrogène vert dès 2035. Soit 23 % de la production nationale d’énergies renouvelables.
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Pour concrétiser ces ambitions, 10 sites ont déjà été identifiés pour accueillir des plateformes éoliennes à grande échelle, répartis sur plusieurs régions du territoire. Ces installations doivent compléter le bouquet énergétique national. Déjà composé d’hydrocarbures, d’hydrogène gris et d’énergie solaire, et contribuer à renforcer l’indépendance énergétique du pays.
Partenariats internationaux et rayonnement africain
Au-delà des frontières, l’IFC entend tirer parti de l’expérience algérienne pour stimuler le développement énergétique sur le continent. « L’expertise algérienne pour le développement énergétique en Afrique, qui souffre d’un déficit important en matière d’accès à l’électricité pour les citoyens », constitue un modèle que l’institution souhaite reproduire à plus grande échelle.
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Ce positionnement renforce la crédibilité de l’Algérie comme partenaire stratégique dans la transition énergétique régionale. Le pays bénéficie d’atouts déterminants – Ressources naturelles abondantes, position géographique clé et stabilité politique et sécuritaire -. Qui font de lui un acteur incontournable pour la sécurité des approvisionnements.
Vers une production d’énergie durable et rentable
La première phase du programme solaire, qui verra l’arrivée prochaine de 3 000 MW, a démontré la faisabilité technique et la rentabilité économique des projets d’énergies renouvelables.
Fort de ce succès, le lancement de la première phase du programme éolien de 5 GW représente une étape décisive pour la diversification énergétique nationale et pour l’attraction de nouveaux partenaires financiers et industriels.
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L’Algérie se projette ainsi dans une trajectoire où les énergies renouvelables deviennent un pilier stratégique, renforçant à la fois son autonomie énergétique et son influence régionale.
