Après le Niger, ce nouveau pays africain se rue sur les médicaments Made in Algeria

Après le Niger, ce nouveau pays africain se rue sur les médicaments Made in Algeria
Saidal

L’Algérie transforme son industrie pharmaceutique en un levier majeur de sa diplomatie économique en Afrique. Alors que le Niger a récemment sollicité l’aide d’Alger pour sécuriser son approvisionnement, c’est au tour d’une importante délégation d’hommes d’affaires tchadiens de poser ses valises au complexe Saidal d’El Harrach.

Le groupe public Saidal ne cache plus ses ambitions : devenir le hub pharmaceutique incontournable du continent. Ce lundi, le site de production d’El Harrach a connu des échanges entre le PDG du groupe, Mourad Belkhelfa, et des acteurs clés du secteur privé tchadien. Au cœur des discussions : la signature prochaine de contrats d’exportation pour répondre à une demande régionale en pleine explosion.

Le « Made in Algeria » : efficacité et prix cassés

L’engouement croissant pour les solutions thérapeutiques algériennes s’explique par une stratégie pragmatique orchestrée par Saidal, reposant sur un triptyque particulièrement adapté aux réalités des marchés africains.

En combinant une qualité certifiée conforme aux standards internationaux et une efficacité déjà largement éprouvée sur le marché local, les produits algériens s’imposent comme une alternative de confiance. Surtout, leur coût ultra-compétitif, nettement inférieur aux médicaments importés d’Europe, constitue un avantage décisif qui facilite concrètement l’accès aux soins pour les populations à faible revenu.

🟢 À LIRE AUSSI : Alger accueille le patron de la police allemande : le partenariat sécuritaire passe à un autre niveau

Une stratégie de « corridor sanitaire » vers l’Afrique

Loin d’être un événement isolé, cette visite de la délégation tchadienne s’insère dans une séquence diplomatique intense qui positionne l’Algérie comme le pivot sanitaire de la région. Elle fait suite au « précédent nigérien » du mois dernier, marqué par la demande officielle du ministre Garba Hakimi pour un approvisionnement urgent en vaccins et médicaments.

Aujourd’hui, l’activation de l’axe Alger-N’Djaména témoigne de la volonté des opérateurs tchadiens de bâtir un partenariat durable pour sécuriser leurs stocks de produits essentiels. Pour Saidal, cette expansion vers le Sahel dépasse la simple logique de chiffre d’affaires : elle incarne une mission stratégique visant à instaurer une véritable autonomie sanitaire au sein de l’espace régional.

🟢 À LIRE AUSSI : Commerce extérieur : envolée de 16 % des exportations hors hydrocarbures au premier trimestre 2026

Saidal, locomotive de l’exportation nationale

En ouvrant ses usines aux partenaires régionaux, Saidal concrétise la volonté de l’État de diversifier les revenus hors-hydrocarbures. En identifiant précisément les besoins des marchés voisins (antibiothérapie, traitements chroniques, vaccins), le groupe public ne se contente plus de vendre des produits, il propose une solution globale de coopération.

Cette offensive commerciale vers le Tchad et le Niger confirme que l’industrie pharmaceutique algérienne est prête à passer du statut de substitut aux importations à celui de leader exportateur, consolidant ainsi l’influence de l’Algérie en Afrique subsaharienne.

🟢 À LIRE AUSSI : Santé en Algérie : de nouveaux traitements pour freiner l’insuffisance cardiaque et rénale