Après le ciment : Le sable et le fer hors de prix !

Après le ciment : Le sable et le fer hors de prix !

remlla_827778564 (1).jpgLe prix des matériaux de construction prend l’envol. Ce qui ralentit les projets des constructeurs, les particuliers notamment.

Ceux qui en pâtissent le plus sont ceux dont les bâtisses sont en chantier et sommés par l’Etat de les achever d’ici cinq ans. L’Algérie compte, en effet, 2.275 millions de bâtisses inachevées. Mais avec la cherté des matériaux, il ne sera pas aisé de les achever de sitôt.

Après le ciment qui a atteint ces jours-ci 800 dinars le sac, c’est au tour du fer et du sable d’être hors de prix.

«La cimenterie de Meftah est toujours à l’arrêt et nous n’avons aucune nouvelle des trois millions de tonnes de ciment importées comme annoncé par le ministre du Commerce», déplore Ahmed Bengaoud, président général de l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA).

Rappelons, effectivement, que le ministre du Commerce avait récemment annoncé que trois millions de tonnes de ciment seront importées incessamment et que 400 millions de dollars seront dégagés à cet effet. Le ministre avait également annoncé la construction, d’ici 2012, de trois nouvelles cimenteries pour régler définitivement la problématique du ciment en Algérie. Le ministre avait aussi reconnu que cette situation affecte particulièrement les particuliers.

Le sable et le fer, autres matériaux essentiels à la construction, emboîtent le pas au ciment et sont cédés respectivement à 3000 dinars le sac et 720 dinars le quintal. «Il n’y a pas longtemps, le sable était vendu à 1500 DA et le fer entre 420 et 450 DA le quintal», révèle le président de l’UGEA.

Depuis que l’extraction du sable des oueds, poursuit-t-il, est interdite, les constructeurs et entrepreneurs souffrent d’un grand manque de ce matériau, celle des carrières étant insuffisante pour répondre à la demande.

«Quant au fer dont 70% est importé de l’étranger, il est soumis au prix du marché international qui a connu dernièrement une hausse due probablement à la crise financière mondiale», explique-t-il.