Après la hausse de l’euro et du carburant : le prix de l’or s’envole à son tour en 2026

Après la hausse de l’euro et du carburant : le prix de l’or s’envole à son tour en 2026
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Les cours de l’or ont modestement augmenté vendredi, inversant une partie de la pente descendante observée ces dernières semaines sur les marchés internationaux.

L’once d’or au comptant a progressé légèrement, tandis que les autres métaux précieux comme l’argent, le platine et le palladium ont aussi enregistré des hausses. Cette évolution traduit une reprise de l’appétit pour les actifs refuges dans un contexte économique encore incertain.

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Les prix de l’or reprennent des couleurs, reflet de tensions économiques mondiales et nationales

À première vue, ces mouvements semblent liés aux dynamiques globales des marchés. L’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge lorsque les investisseurs craignent l’instabilité monétaire ou des chocs inflationnistes.

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Dans ce registre, les dernières données montrant une légère progression des métaux précieux s’inscrivent dans un environnement où les signes de fragilisation des monnaies nationales et la hausse des coûts de l’énergie alimentent les inquiétudes des marchés.

Ainsi, le gramme d’or s’est établi à 18 089 dinars ce 3 janvier 2026, contre 18 018 dinars enregistrés à la fin du mois de décembre 2025.

Carburants plus chers, devises en hausse : l’or redevient une valeur refuge

Dans plusieurs pays, l’augmentation des prix des carburants exerce une pression directe sur les économies et le pouvoir d’achat des ménages. C’est particulièrement vrai en Algérie, où une nouvelle hausse des tarifs à la pompe est entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026.

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L’Autorité de régulation des hydrocarbures a fixé les prix du litre d’essence à 47 dinars, du gasoil à 31 dinars et du GPL-c à 12 dinars, contre respectivement 45,62, 29,01 et 9,20 dinars auparavant. Cette décision marque un ajustement significatif après une période de prix relativement stables, et elle intervient dans un contexte de contraintes budgétaires et de pertes d’efficience des subventions énergétiques étatiques.

Cette augmentation des carburants n’est pas sans conséquences. Elle alimente l’inflation importée, car le coût du transport se répercute sur l’ensemble des biens et services. Même si l’inflation globale a connu des phases de décélération récemment, la hausse des prix de l’énergie contribue à maintenir une pression haussière sur le panier de consommation des ménages algériens.

Dinar sous tension : les marchés réagissent à la flambée des coûts

Parallèlement, le dinar algérien fait face à des tensions sur les marchés des devises, particulièrement sur le marché parallèle, où l’euro et le dollar ont montré des signes de hausse face à la monnaie nationale.

En 2025, l’euro a atteint des niveaux records sur le marché noir, reflétant une demande accrue de devises étrangères et une offre limitée, situation qui pèse sur le pouvoir d’achat et encourage les épargnants à chercher des valeurs refuges comme l’or ou les monnaies fortes.

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Cette conjonction — hausse du prix des carburants, fragilisation relative du dinar et progression des métaux précieux — illustre une économie sous pression, où les acteurs économiques ajustent leurs placements et leurs comportements face à des signaux de marché moins prévisibles.

Pour les Algériens, ces évolutions se traduisent par une augmentation du coût de la vie prévue et une incertitude accrue quant à l’évolution des principaux indicateurs économiques dans les mois à venir.