Après des années de silence, l’icône Athmane Ariouet fait son grand come-back

Après des années de silence, l’icône Athmane Ariouet fait son grand come-back
Athmane Ariouet

Après de longues années d’absence — un silence qui pesait lourdement sur la mémoire du paysage audiovisuel algérien — le nom du grand Athmane Ariouet revient sur le devant de la scène. Ce retour s’est officialisé avec l’apparition de son nom dans la liste des aides publiques publiée par le ministère de la Culture et des Arts.

Inscrit dans la catégorie des longs métrages, son nouveau projet intitulé « Ana Berri Wine » (Où suis-je ?) sera réalisé par lui-même et produit par la société « Fajr Film ». Une nouvelle qui ravive l’espoir d’un public qui n’a jamais cessé d’attendre le retour de l’une des figures les plus emblématiques de la comédie et du cinéma en Algérie.

Athmane Ariouet : Plus qu’un acteur, un phénomène culturel

Athmane Ariouat n’est pas qu’un simple comédien ; il incarne un phénomène artistique complet, indissociable d’une époque charnière du cinéma algérien. Né le 24 septembre 1948 à M’doukal (Batna), il s’installe jeune à Alger, emportant avec lui cet accent aurésien qui deviendra plus tard une signature indélébile de son identité artistique.

Ancien professeur de français, il a fait ses premières armes au théâtre avec la troupe de la Radio Nationale avant de s’imposer magistralement sur le grand écran.

🟢 A LIRE AUSSI : La Ministre de la Culture annonce un investissement majeur pour la restauration de ce lieu à Constantine  

Le parcours d’Ariouet est jalonné d’œuvres qui ont forgé la mémoire collective. Dans Cheikh Bouamama, il a incarné la figure historique avec une présence impériale. Avec El Taxi El Makhfi, il a franchi un cap décisif, consolidant son statut de star de la comédie.

S’il a exploré les sensibilités sociales dans Deux Femmes, c’est avec Carnaval fi Dachra qu’il a atteint l’apogée de son audace. À travers le personnage culte de « Si Makhlouf El Bombardi », il a livré une critique politique et sociale acerbe, portée par un humour satirique d’une rare intelligence.

Une place indéboulonnable dans le cœur des Algériens

Pourtant, malgré l’absence physique, Ariouat n’a jamais quitté l’esprit des Algériens. Ses répliques, ses personnages et son jeu unique sont devenus des éléments de la culture populaire. En 2020, la remise de la médaille de l’Ordre du Mérite National est venue consacrer officiellement une trajectoire qui a laissé une empreinte indélébile.

Aujourd’hui, l’annonce du projet « Ana Berri Wine » dépasse le cadre d’une simple sortie cinématographique ; c’est un événement culturel majeur. C’est le retour d’un nom synonyme de rire intelligent et de satire fine, d’un artiste qui n’a jamais transigé sur ses principes.

🟢 A LIRE AUSSI : Ramadan 2026 : de l’approvisionnement à la protection du pouvoir d’achat, voici le plan du ministère

Le public attend désormais avec impatience de voir comment cette légende vivante compte prolonger l’histoire d’un cinéma dont il a écrit les plus belles pages.