Après quinze ans de restrictions, l’Algérie entame une phase de relance majeure de sa filière thonière. Suite aux négociations de Séville, le pays a réussi à porter sa quote-part à 2 460 tonnes, marquant le retour en force de la diplomatie halieutique nationale.
En effet, l’Algérie s’apprête à redynamiser son secteur de la pêche au thon rouge. Ce renouveau fait suite à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), tenue à Séville du 17 au 24 novembre 2025. À l’issue de ces assises, les négociateurs algériens ont obtenu une augmentation de 437 tonnes, portant le quota global du pays à 2 460 tonnes.
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Désormais, l’Algérie détient environ 5,10 % des captures totales autorisées par l’organisation internationale. Ce résultat est perçu comme une véritable « rectification de trajectoire » après une période de vaches maigres entamée en 2010, année où la part de l’Algérie avait été drastiquement réduite à seulement 1 %.
Horizon 2028 : Vers une explosion des revenus de la pêche au thon en Algérie
Selon les données relayées par la Radio Algérienne, cette avancée devrait se traduire par une reprise qualitative de l’activité d’ici l’horizon 2028. L’objectif est de compenser les préjudices économiques subis durant seize années de quotas restreints, qui ont lourdement pesé sur les armateurs et les exportations nationales.
Le succès de cette démarche repose sur une synergie efficace entre :
- Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.
- La diplomatie algérienne, dont le rôle a été déterminant dans la défense des intérêts du pays.
Sécurité alimentaire : Les retombées concrètes des nouveaux accords de Séville
Au-delà des chiffres, l’Algérie consolide son influence institutionnelle. Le représentant algérien, Amar Ouchelli, a été reconduit à la présidence de la quatrième sous-commission de l’ICCAT. Cette réélection témoigne de la confiance de la communauté internationale et garantit au pays un siège stratégique au sein des instances de régulation mondiales.
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Cette hausse des capacités de pêche n’est pas qu’une question de prestige. Elle représente un levier crucial pour :
- Renforcer la sécurité alimentaire nationale.
- Booster les recettes d’exportation, le thon rouge restant l’un des produits de la mer les plus prisés et les plus rémunérateurs sur les marchés mondiaux.
