Après 11 jours de grève, Les travailleurs de l’Étusa reprennent du service

Après 11 jours de grève, Les travailleurs de l’Étusa reprennent du service
apres-11-jours-de-greve-les-travailleurs-de-letusa-reprennent-du-service.jpg

L’arrêt de travail a engendré des pertes financières colossales, plus de 2 millions DA/jour, rien qu’en recettes journalières. L’entreprise a même failli perdre le marché conclu avec les œuvres universitaires pour le transport des étudiants.

Bonne nouvelle pour les usagers du transport public ! Les bus bleus ont finalement quitté les dépôts et circulent enfin à travers les différentes stations et quartiers de la capitale. Contre toute attente, et comme pour le lancement du mouvement de protestation, la décision de mettre fin à la grève a été prise jeudi en début de matinée. Les travailleurs qui ont déserté leur poste depuis 11 jours ont été invités par leurs trois porte-parole à faire redémarrer leurs bus. “Les travailleurs viennent de répondre au mot d’ordre pour la reprise du travail avec la même rigueur et la même discipline”, nous dit Aït Mejane. À la question de savoir ce qui explique ce soudain changement de position qui, quelques heures auparavant, était des plus radicales, le porte-parole justifie : “C’est réglé ! 31 travailleurs licenciés de leur poste de travail ont été réintégrés et d’autres réintégrations suivront. Il n’y aura pas de sanctions ou de représailles à l’encontre des travailleurs qui ont pris part au mouvement de protestation. Ce sont les engagements pris par la Centrale syndicale ce jeudi.” Les mêmes engagements ont été décidés et réitérés par le premier responsable de l’Étusa au lendemain de la grève et dans son appel à la reprise lancé vendredi dernier. Yacine Krim avait, en effet, adressé un message à ses travailleurs pour leur demander de “reprendre notre Étusa” et de veiller à l’application de la décision de justice qui avait déclaré leur grève d’illégale. “Dialogue et point de sanction”, avait promis le DG, mais son appel est tombé dans l’oreille d’un sourd. Il aura fallu attendre, donc, sept jours pour que des responsables de l’UGTA parviennent comme par enchantement à faire baisser la forte fièvre qui a paralysé le transport public urbain. Question : puisque ce que l’UGTA veut, les travailleurs le veulent, pourquoi avoir attendu 11 jours et la perte de centaines de millions de dinars ? L’Étusa a même failli perdre le contrat conclu avec la direction des œuvres universitaires d’Alger-Est pour le transport des étudiants. Une mise en demeure a été adressée par la direction à l’établissement qui ne savait que faire pour que 450 chauffeurs ne se retrouvent au chômage.



M B