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L’APN approuve à son tour l’envoi d’unités militaires algériennes au Niger

L’APN approuve à son tour l’envoi d’unités militaires algériennes au Niger
Envoi de l'ANP au Niger : les députés ont validé la notification du président Tebboune lors d'une plénière à huis clos

Les députés algériens ont tranché. Réunis dimanche en séance plénière à huis clos sous la conduite de Khalida Boufedeche, les membres de l’Assemblée populaire nationale ont validé à la majorité absolue la notification présidentielle autorisant le déploiement d’unités de l’Armée nationale populaire sur le sol nigérien. Cette approbation clôt un processus constitutionnel entamé plus tôt dans la journée au Conseil de la nation.

La notification, signée par Abdelmadjid Tebboune le 22 octobre 2026, s’appuie sur le deuxième alinéa de l’article 91 de la Constitution. La séance, elle, s’est tenue dans le cadre fixé par l’article 136, qui autorise le huis clos parlementaire. Nadjiba Djilali, ministre des Relations avec le Parlement, assistait aux travaux.

L’envoi de l’ANP au Niger justifié par les intérêts énergétiques

Mandaté par le chef de l’État, Ahmed Attaf s’est chargé de l’exposé devant les élus. Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, a détaillé devant les députés la finalité du déploiement et les raisons qui ont conduit Alger à activer ce mécanisme constitutionnel rarement sollicité.

Deux arguments ont structuré la démonstration. D’une part, la sauvegarde des intérêts énergétiques algériens au Niger. D’autre part, l’exécution concrète d’un accord bilatéral conclu entre Alger et Niamey. Plus tôt dans la journée, devant les sénateurs, la mission confiée au détachement de l’ANP avait été présentée comme la protection des équipes et des projets de Sonatrach International Exploration et Production.

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Les groupes parlementaires saluent la décision du président Tebboune

Après l’intervention du chef de la diplomatie, les présidents des formations représentées à l’hémicycle se sont succédé à la tribune. Tous ont affiché leur adhésion totale à la démarche présidentielle. Leurs prises de parole ont insisté sur les motivations ayant conduit au recours à l’article 91.

Le texte constitutionnel exige une majorité qualifiée des deux tiers pour ce type d’engagement. Le communiqué de la chambre basse indique que le seuil a été franchi, la notification recueillant la majorité absolue des présents. Ce verrou témoigne du soin apporté par le constituant algérien à encadrer toute projection militaire hors du territoire.

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Une précision mérite d’être rappelée : le caractère non offensif du dispositif. Ahmed Attaf avait déjà écarté toute participation à des combats ou à des opérations militaires sur le territoire voisin. La formule reprise par le ministre, selon laquelle la sécurité nigérienne participe de la sécurité algérienne, résume la logique retenue.

Une procédure bicamérale achevée en une seule journée

Le calendrier a été resserré. La Haute Chambre s’était prononcée dès la matinée, avant que les députés ne complètent le processus parlementaire en soirée. Ce double examen répond à une obligation stricte : aucune unité algérienne ne peut franchir les frontières sans l’aval des deux assemblées.

Au Conseil de la nation, 148 membres présents avaient apporté leur soutien au texte, procurations non comptabilisées. Des officiers supérieurs et des officiers généraux de l’ANP suivaient les débats. Azzouz Nasri, qui préside l’institution, a lui-même pris part au scrutin.

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Le partenariat énergétique algéro-nigérien en toile de fond

La coopération entre les deux capitales dans le domaine des hydrocarbures s’est intensifiée ces dernières années. Trois protocoles d’accord ont notamment été paraphés en juin dernier entre Sonatrach et la compagnie nigérienne SONIDEP, portant sur l’exploration et le forage.

Ce socle contractuel explique en grande partie la décision validée dimanche. Les installations concernées représentent un investissement conséquent pour le groupe algérien, et leur sécurisation constitue désormais un objectif assumé au plus haut niveau de l’État. Niamey, de son côté, est à l’origine de la sollicitation, selon les éléments livrés aux parlementaires.

LA

Lynda Ait Amedjkane

Journaliste – Nation, société et actualité quotidienne

Lynda Aït Amedjkane est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Elle couvre principalement les sujets liés à la nation, à la société et aux faits divers qui rythment l'actualité quotidienne en Algérie.

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