APN : Boughali dans le collimateur des partis

APN : Boughali dans le collimateur des partis

Quelques mois seulement après des élections législatives largement boycottées, voilà que les députés de l’APN font face un problème opposant, les différents groupes parlementaires au président de la chambre basse du parlement, Brahim Boughali.

Un front de protestation a été en effet ouvert, il y a quelques jours, au sein de l’Assemblée Populaire Nationale, contre son président, Brahim Boughali. Ce dernier est accusé, par une bonne partie des députés, d’avoir fait preuve de mépris, et d’avoir humilié certain d’entre eux.

Ce sont les chefs des différents groupes parlementaires qui ont ouvert ce front, et qui se sont lancés dans une campagne dont le but est de « corriger » le comportement du président de l’APN. Tous les groupes parlementaires, à l’exception des indépendants, dont Boughali est issu, ont exprimé hier leur colère et ont appelé le président de l’APN à rattraper « ses erreurs ».

Une histoire de « retard »

Les chefs des groupes parlementaires ont animé, hier lundi un point de presse dans le hall de l’APN, au moment où le ministre de la Justice assistait au débat du projet de loi relatif à l’organisation judiciaire, font savoir nos confrères du quotidien Le Soir d’Algérie.

Les « frondeurs », qui ne sont que les présidents des groupes parlementaires du FLN, du RND, d’El Moustakbal, d’El Binaa et du MSP, ont notamment fait savoir qu’ils étaient là pour dénoncer les pratiques du président de l’ANP, et notamment « le mépris et l’humiliation » qu’il a montré envers les députés pour une histoire de « retard ».

« Nous sommes ici pour un travail politique et non administratif. Nous n’acceptons pas une gestion administrative de l’Assemblée », protestent les députés qui assurent que leur démarche est dénuée de calculs politiques et qu’ils ne souhaitent pas qu’une escalade ait lieu avec le président de l’APN.

Les raisons d’une telle démarche se limiteraient à une histoire d’un retard enregistré de la part de certains députés, qui ne sont pas arrivés à l’heure à l’APN. Cela remonte à mercredi dernier, quand le président de l’APN, Brahim Boughali, aurait décidé d’empêcher les retardataires d’assister à une rencontre, rapporte Le Soir d’Algérie qui cite des sources parlementaires.