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Un médicament contrefait en circulation : l’ANPP signale un lot de fausse « toxine botulique »

Un médicament contrefait en circulation : l’ANPP signale un lot de fausse « toxine botulique »
Médicament contrefait en circulation
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Une injection de toxine botulique a tourné au signalement de pharmacovigilance. C’est ce cas, rapporté aux autorités sanitaires, qui a poussé l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) à diffuser une mise en garde adressée aux soignants comme au grand public.

Le produit visé circule sous l’appellation DYSPORT et contient de la toxine botulique de type A. Tout indique qu’il s’agit d’un médicament contrefait.

L’ANPP identifie un lot de toxine botulique jamais fabriqué par IPSEN

Le produit incriminé se présente en poudre destinée à une solution injectable, dosée à 500 unités. Sur son conditionnement figurent un numéro de lot, S05061, une péremption affichée au 02/2028 et un numéro de série, DYN7PCXH84UNBF. L’emballage attribue la fabrication au laboratoire britannique IPSEN Biopharm Ltd.

Cette traçabilité ne résiste pourtant pas à la vérification. Le site industriel du laboratoire n’a jamais sorti ce lot de ses chaînes, et aucune procédure de libération n’a été menée par les services habilités. L’agence qualifie donc ce produit d’origine inconnue et le soupçonne ouvertement de falsification.

Votre destination santé, le Centre médical Anadolu
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Autre indice relevé par les experts : le code QR imprimé sur la boîte présente des anomalies. Un détail technique qui, dans la lutte contre les faux médicaments, pèse lourd. Ces dispositifs d’authentification numérique constituent aujourd’hui la première barrière entre un patient et un produit frauduleux.

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Un usage détourné hors des indications thérapeutiques autorisées

Au-delà de son origine douteuse, le produit a été employé en dehors du cadre pour lequel une autorisation existe. L’ANPP insiste sur ce point : la préparation relève exclusivement de l’usage hospitalier, conformément aux termes de sa décision d’enregistrement.

Puissante, la toxine botulique exige une maîtrise des doses et un environnement contrôlé. Mal dosée ou issue d’un circuit obscur, elle expose à des complications neurologiques et respiratoires sérieuses.

Les professionnels de santé appelés à vérifier chaque acquisition

L’agence réclame une vigilance renforcée au moment de l’achat, du stockage et de l’administration du produit. Les praticiens sont en première ligne : c’est à eux qu’il revient de s’assurer que chaque flacon provient d’un distributeur agréé et dispose d’une documentation conforme.

Cette alerte s’inscrit dans un durcissement progressif du contrôle pharmaceutique national. L’ANPP avait annoncé en juillet des conditions plus strictes pour la mise sur le marché des médicaments importés, exigeant notamment qu’un traitement soit réellement prescrit dans son pays d’origine ou validé par plusieurs marchés étrangers.

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Le médicament contrefait, une menace qui prospère hors des circuits officiels

Un médicament contrefait ne se contente pas d’être inefficace. Il peut contenir des substances inconnues, des dosages erratiques ou des contaminants. Dans le cas d’un injectable, l’erreur ne pardonne pas.

Les réseaux de distribution parallèles profitent de la demande croissante en soins esthétiques. Flacons achetés en ligne, importations informelles, revente entre particuliers : chaque maillon hors contrôle multiplie les risques. L’ANPP mise donc sur le signalement pour identifier rapidement les produits suspects.

Les patients, eux, ont un réflexe simple à adopter. Exiger la traçabilité du produit injecté et refuser tout acte pratiqué ailleurs que dans une structure légalement autorisée. Les autorités rappellent régulièrement que les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux trouvent un terrain fertile dans le secteur de la santé, et que seuls les canaux institutionnels font foi.

La note de l’agence reste ouverte : toute personne détenant ce lot doit cesser de l’utiliser et le signaler. Une mesure de sécurité sanitaire élémentaire, le temps que l’enquête établisse l’ampleur réelle de la diffusion.

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Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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