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Annaba : un pistolet à alarme retrouvé en possession d’une jeune femme de 21 ans, de quoi s’agit-il ?

Annaba : un pistolet à alarme retrouvé en possession d’une jeune femme de 21 ans, de quoi s’agit-il ?
Pistolet à alarme saisi à Annaba par la police
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Une interpellation menée en fin de journée à Annaba remet sur le devant de la scène une arme souvent sous-estimée par le grand public. Agissant avec la Brigade criminelle, les policiers de la 13e Sûreté urbaine ont appréhendé une femme de 21 ans.

Un pistolet à alarme a été retrouvé en sa possession, sans une autorisation délivrée par les autorités compétentes. Dès la clôture des formalités judiciaires, la suspecte a été conduite devant le procureur de la République près le tribunal d’Annaba, qui doit faire la lumière sur l’origine et l’usage de cette arme.

Annaba : une arrestation menée par la 13e Sûreté urbaine

L’opération s’est déroulée hier en fin d’après-midi. Les enquêteurs reprochent à la jeune femme la détention et le port d’une arme de quatrième catégorie sans titre légal. Le communiqué diffusé par la Sûreté nationale précise que l’arme a été saisie sur-le-champ.

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Le pistolet à alarme, une réplique sonore sans projectile

Visuellement, rien ne le distingue d’un véritable revolver. Le pistolet à alarme reproduit la silhouette, le poids et surtout le bruit d’une arme à feu classique. Sa particularité tient à son canon bouché, qui rend impossible l’expulsion de tout projectile.

Il fonctionne avec des cartouches dites « à blanc ». Celles-ci renferment de la poudre, mais aucune ogive. La détonation produite est donc assourdissante, sans qu’aucune balle ne quitte l’arme.

C’est précisément ce réalisme sonore et visuel qui inquiète les autorités. Une telle réplique peut en effet servir à intimider, à menacer, voire à commettre un braquage.

Quatrième catégorie : ce que prévoit la loi algérienne

Le droit algérien range ces dispositifs parmi les armes de quatrième catégorie. Conséquence directe : les porter ou les conserver chez soi exige une autorisation officielle. À défaut, le détenteur s’expose à des poursuites judiciaires et à la confiscation immédiate du matériel.

La règle vaut quel que soit le motif invoqué par le propriétaire. Un achat réalisé à l’étranger, un cadeau ou une simple curiosité ne constituent pas une excuse recevable devant la justice. Les services de sécurité rappellent régulièrement cette obligation.

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Trois usages légitimes encadrés pour cette arme

Le sport constitue le terrain d’emploi le plus connu. Sous l’appellation de pistolet de starter, l’objet lance les épreuves de course à pied ou de natation. Son rôle se limite alors au signal sonore donné aux athlètes.

Certains particuliers y voient un outil de dissuasion. L’idée consiste à faire fuir un agresseur par la seule puissance de la détonation, sans infliger de blessure. Cet usage reste néanmoins conditionné à une autorisation préalable en Algérie.

Le cinéma complète ce tableau. Les tournages recourent à ces répliques pour filmer des scènes d’action crédibles, avec un rendu visuel et acoustique convaincant. Les productions travaillent alors dans un cadre réglementé et sous supervision.

Le dossier de la jeune femme suit désormais son cours devant la justice. Le parquet d’Annaba doit déterminer comment elle s’est procuré ce pistolet à alarme et dans quelle intention elle le détenait.

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Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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