ANNABA : Les marins pêcheurs paralysent le port

mardi 16 janvier 2018 à 9:50
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Jusqu’à la satisfaction de leurs doléances, les marins de l’Entreprise portuaire de Annaba (EPA), ont décidé d’une grève illimitée.

Cette radicalisation de l’action est survenue, comme dernière alternative, pour plus de 100 marins, de l’Entreprise portuaire de Annaba (EPA), suite à l’expiration du préavis de grève déposé, la semaine écoulée, au niveau de toutes les institutions concernées, la direction de l’institution portuaire de Annaba, entre autres. Au motif de cette grève illimitée, la revendication de la révision de l’alignement des salaires, avec effet rétroactif depuis la mise en oeuvre de ce nouveau régime. Egalement l’alignement des avantages ainsi que les accessoires de rémunération avec ceux des travailleurs des ports, d’Alger, Oran et Béjaïa, classés dans la deuxième catégorie, celle du port de Annaba.
A défaut de la prise en charge de leur unique doléance, à caractère socioprofessionnelle, les grévistes menacent de radicaliser leur mouvement dans le temps. Pour l’heure et jusqu’à la mise sous presse, les marins du port de Annaba, assurent le service minimum, pour le trafic des cargos commerciaux. Par ailleurs, et au vu de l’absence de dialogue entre les grévistes et la direction de l’institution portuaire, la situation semble s’acheminer vers le blocage et par conséquence, une paralysie générale de l’activité du trafic maritime. Car, convient-il de noter, campant sur leur position, les protestataires sont déterminés à aller au bout de leur action. Confirmation apportée par un marin du port de Annaba, contacté par téléphone. «Nous faisons le même travail et même plus que les marins du port d’Alger et Oran, mais on n’a pas la même rémunération», a fait savoir notre interlocuteur. «N’étant pas classés et non concernés par les nomenclatures annexées aux différentes conventions, cela a fait en sorte que nous sommes considérés comme marins de seconde classe», a expliqué le marin qui, par la même occasion, a rappelé les conditions de travail défavorables. «Nous travaillons dans les conditions professionnelles les plus difficiles, contrairement à nos collègues des autres institutions portuaires, qui sont mieux que nous sur tous les plans. Signalons que les marins du port de Annaba, jouent un rôle prépondérant, pour ne pas dire, sont les premiers responsables de la prise en charge des bateaux commerciaux. Depuis leur amarrage dans les eaux territoriales de la wilaya de Annaba, jusqu’à leur arrivée sur les quais qui leur sont réservés au port. «Un travail qui ne diffère en rien de celui des marins d’Oran ou de Béjaïa, et pourtant, eux sont mieux rémunérés que nous», a rappelé notre interlocuteur. Situation qualifiée par ce dernier de paradoxale, quand on considère que l’institution portuaire du port de Annaba, n’est pas régie par une gestion indépendante. Mieux encore, le port de Annaba, classé par catégorie, en seconde position tout comme le port d’Alger, Oran et Béjaïa, ces marins n’appartiennent à aucune catégorie ou zone. Situation à l’origine de ce mouvement, pour revendiquer la révision de leur rémunération en fonction du statut de classification du port de Annaba.
Une doléance revendiquée à moult occasions, mais, restée sans écho, pour ne pas dire rejetée catégoriquement, nous précise-t-on. Mieux encore, se sentant négligés, voire abandonnés par l’Ugta, syndicat censé défendre leurs droits, les grévistes ont demandé la création de leur section syndicale, après que l’Ugta, selon notre interlocuteur, eut abandonné leur cause, et se serait positionnée du côté de l’employeur. S’agissant de la satisfaction de la doléance des grévistes, à savoir l’augmentation des salaires, celle-ci ne peut être satisfaite.
La revendication est liée à une convention signée avec l’Etat et stipulant que, le processus de révision, augmentation des salaires ou régulation des situations salariales se fait tous les trois ans, nous précise une source syndicale. Un processus qui reste selon la même convention, tributaire de la situation financière de l’Etat. Ce dernier qui, selon la même source, n’est pas en mesure d’assurer une prise en charge de la doléance des marins du port de Annaba, au vu de la crise économique, sévissant dans le pays. Un argument, qualifié par les marins du port de Annaba, de fuite en avant des acteurs censés prendre en charge leur préoccupation fondamentale.

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