Le procureur de la République près le tribunal criminel de la Cour d’Annaba a requis la peine capitale à l’encontre de trois individus impliqués dans un réseau criminel international spécialisé dans le trafic de cocaïne. Parmi les accusés, figurent deux émigrés établis à Marseille, en France.
La découverte de ce réseau criminel a commencé avec une enquête déclenchée par des renseignements précis. Les faits remontent à l’été dernier, lorsque les services de sécurité de la wilaya d’Annaba ont exploité des informations fiables concernant l’implication de plusieurs individus, âgés de 35 à 40 ans, dans une organisation criminelle transnationale active dans l’importation et la distribution de drogue dure, notamment la cocaïne, dans l’est du pays.
Suite à ces renseignements, les suspects ont été placés sous surveillance étroite dès leur arrivée à Annaba en provenance de Marseille, jusqu’à l’arrestation de l’un des membres du réseau dans un guet-apens au quartier Gassiot, dans la commune d’Annaba.
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Interpellation et poursuites
Interpellé en flagrant délit, le suspect était en possession d’une quantité importante de cocaïne estimée à 300 grammes, ainsi que de comprimés d’ecstasy. Cette arrestation a permis d’identifier d’autres membres du réseau, dont un ancien militaire reconverti dans le transport clandestin, ainsi que deux émigrés.
L’un d’eux, entrepreneur dans le secteur du bâtiment à Marseille, est présenté comme le cerveau de l’opération, surnommé « le baron ». Les investigations ont révélé que ce dernier organisait l’introduction de la cocaïne en Algérie et sa distribution via des intermédiaires, en contrepartie de commissions financières. Informé de l’arrestation d’un complice, il a pris la fuite vers Marseille en passant par la frontière tunisienne.
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Preuves et auditions
L’exploitation des téléphones et des réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp, a mis en évidence des échanges réguliers entre les membres du réseau, avant et après les interpellations. Un autre suspect, également émigré, a été arrêté à son retour en Algérie via l’aéroport d’Annaba, après avoir fait l’objet d’un mandat d’arrêt à l’issue d’une cavale de près de deux mois.
Lors de leur comparution devant le tribunal criminel, les accusés ont reconnu leurs liens avec le principal suspect en fuite, tout en tentant de minimiser leur implication. Ils ont affirmé avoir été manipulés par « le baron », désigné comme le principal instigateur du trafic.
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