L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) a sévi. La chaîne privée Echorouk TV s’est vu infliger une amende pour n’avoir pas respecté les quotas de diffusion des messages publicitaires, malgré un avertissement préalable.
Tout a commencé par une mise en demeure globale. Dans le cadre de ses missions de contrôle, l’ANIRA avait interpellé plusieurs chaînes de télévision, leur accordant un délai de 72 heures pour se conformer à la loi 23-20 relative à l’activité audiovisuelle.
Si la majorité des médias concernés ont rectifié le tir après ce délai, la chaîne Echorouk TV a, selon l’instance de régulation, persisté dans ses pratiques.
Publicité excessive : ce que l’autorité de régulation reproche exactement à Echorouk TV
L’Autorité est formelle : l’examen des grilles de programmes a révélé des manquements persistants. Concernant les points clés de la décision, l’ANIRA souligne un dépassement systématique du temps réglementaire alloué aux spots publicitaires, une pratique qui a perduré de manière significative en dépit de la notification officielle, rendant l’infraction récurrente.
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Sur le plan de la base légale, cette sanction pécuniaire s’appuie directement sur l’article 76 de la loi 23-20 ainsi que sur le non-respect des dispositions des articles 58 à 62 du décret exécutif 24-250, lequel fixe les obligations du cahier des charges générales applicables aux services de communication audiovisuelle.
Sanction Echorouk TV : l’ANIRA menace de suspendre les programmes en cas de récidive
L’ANIRA ne compte pas en rester là si la situation ne s’améliore pas. Le communiqué précise que cette amende n’est qu’une première étape.
« En cas de poursuite du non-respect des termes de la mise en demeure à l’avenir, l’Autorité pourrait prononcer une suspension totale ou partielle des programmes objet de l’infraction. » — Communiqué de l’ANIRA (Art. 77 de la loi 23-20).
Cette décision sonne comme un avertissement sérieux pour l’ensemble du paysage audiovisuel algérien quant au respect strict du confort des téléspectateurs et des règles de concurrence.
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En sanctionnant Echorouk TV, l’ANIRA passe des paroles aux actes. Cette amende marque la fin de la tolérance pour les excès publicitaires et sert d’avertissement final : le respect de la loi n’est plus une option. Désormais, la chaîne — et l’ensemble du paysage audiovisuel — sait qu’une récidive pourrait conduire à une suspension pure et simple des programmes.
