Ançar Eddine gèle la cessation des activités hostiles avec le gouvernement du Mali

Ançar Eddine gèle la cessation des activités hostiles avec le gouvernement du Mali

1727541_3_31dd_des-combattants-d-ansar-eddine-a-proximite-de_a8d934d0e34c4895d81e345c703d94d3.jpgLe mouvement Ançar Eddine a annoncé jeudi, dans un communiqué signé par son leader Iyad Ag Ghaly, le «gel» de l’offre de l’arrêt de toute hostilité au nord du Mali faite au gouvernement malien.

Ançar Eddine a ajouté «ne pas avoir le choix face à celui du gouvernement du Mali pour la guerre».

«Les médiateurs ont rencontré une grande difficulté pour obtenir cette offre de la part du mouvement Ançar Eddine, qui s’est senti, de cette façon, humilié lorsque le gouvernement du Mali n’a pas annoncé officiellement l’arrêt des hostilités de son côté, ce qui est indispensable pour tout dialogue logique», est-il ajouté dans le communiqué.

Dans le même communiqué, Ançar Eddine exprimé son «ouverture à toute relance sérieuse du dialogue», ajoutant qu’«auparavant, le mouvement n’a trouvé aucune volonté sincère pour le dialogue du côté malien».

Le communiqué d’Ançar Eddine s’attaque à la France, sans citer ce pays, en appelant «les Maliens du Sud à se débarrasser de l’influence de l’Etat impie».

L’allusion à la France de la part d’Ançar Eddine est claire. Le mouvement d’Iyad Ag Ghaly accuse la France d’œuvrer à une intervention militaire au nord du Mali et de pousser le gouvernement du Mali vers cette option.

Le mouvement islamiste ajoute, dans le même communiqué, que «tandis qu’Ançar Eddine était engagé dans le dialogue, à Ouagadougou, le gouvernement malien, et malgré l’effondrement de son économie, œuvrait à la guerre, exhibant quotidiennement ses armes et incitant à la haine auprès de milliers d’éléments de milices se trouvant le long de la ligne de front, et faire entrer le pays dans une guerre civile».

Ançar Eddine avait, il y a quelques semaines, signé un accord de principe de partenariat, à Alger, avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), par lequel les deux mouvements s’engageaient à la prise de certaines mesures, dont celle de s’attacher au dialogue avec le gouvernement du Mali pour arriver à une solution pacifique à la crise dans ce pays.

M. A.