Algérie : Amgen et le ministère de la Santé signent un accord contre les maladies cardiovasculaires

Le géant américain des biotechnologies Amgen a signé un mémorandum d’entente avec le ministère algérien de la Santé. Ce partenariat vise à renforcer la prévention des maladies cardiovasculaires et la sensibilisation aux facteurs de risque. En effet, dans un pays où ces pathologies constituent un enjeu majeur de santé publique, ce soutien est crucial.
Le ministère algérien de la Santé et le groupe biopharmaceutique américain Amgen viennent de franchir une nouvelle étape dans leur coopération. Les deux parties ont signé un mémorandum d’entente consacré à la prévention des maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, elles ont l’ambition de développer des initiatives de sensibilisation et de promotion de la santé. L’accord a été annoncé par Yasmine Aït Yahia, directrice générale d’Amgen Algérie.
La responsable a confirmé cette signature dans une communication officielle. Elle a précisé que le ministère de la Santé était représenté par le professeur Fourrar, directeur général de la Prévention et de la Promotion de la santé. En outre, cette coopération entend notamment renforcer l’information sur les facteurs de risque cardiovasculaires et soutenir les efforts de prévention. Elle intervient alors que les autorités sanitaires cherchent à améliorer la prise en charge de ces maladies chroniques.
Amgen et le ministère de la Santé : que prévoit ce nouvel accord ?
Le mémorandum signé entre Amgen et le ministère de la Santé place la prévention au centre de la coopération. Selon Yasmine Aït Yahia, le partenariat traduit une volonté commune de sensibiliser davantage la population aux risques cardiovasculaires. Il vise aussi à développer des actions bénéfiques pour les patients. L’entreprise entend ainsi accompagner les efforts engagés dans le domaine de la santé publique.
La directrice générale d’Amgen Algérie a également rappelé l’engagement de longue date du groupe auprès des patients algériens. Cette nouvelle collaboration doit permettre de poursuivre les initiatives de prévention et de sensibilisation. Toutefois, les modalités opérationnelles du mémorandum n'ont pas encore été détaillées publiquement. Cela concerne notamment son calendrier, son financement et les programmes qui seront déployés.
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Maladies cardiovasculaires : une priorité pour la santé publique en Algérie
Les maladies cardiovasculaires figurent parmi les principales causes de mortalité en Algérie. Elles regroupent notamment les pathologies touchant le cœur et les vaisseaux sanguins. Leurs conséquences peuvent être aggravées par l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme ou encore la sédentarité. Leur prévention représente donc un enjeu important pour les structures sanitaires et les professionnels de santé.
En juin 2026, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a présidé l’installation d’une commission nationale des maladies cardiovasculaires. Selon le communiqué ministériel relayé par l’APS le 9 juin, cette instance est chargée de missions scientifiques et consultatives destinées à contribuer au développement de cette spécialité. Sa création s’inscrit dans les efforts des pouvoirs publics pour améliorer l’organisation des soins et la prise en charge des patients.
Un nouveau partenariat avec un groupe pharmaceutique international
La signature de cet accord avec Amgen s’inscrit dans un contexte de développement des coopérations entre le ministère de la Santé et les laboratoires pharmaceutiques internationaux. Au début du mois d’octobre, le département de Mohamed Seddik Aït Messaoudène a notamment conclu une convention avec le groupe allemand Boehringer Ingelheim. Ce partenariat distinct porte sur l’amélioration de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux et des maladies rares.
Ces accords concernent des domaines différents, mais accordent une place importante à l’amélioration des parcours de soins et aux besoins des patients. Dans le cas d’Amgen, la priorité annoncée concerne principalement la prévention et la sensibilisation aux facteurs de risque cardiovasculaires. Il reste à déterminer quelles actions concrètes découleront du mémorandum récemment signé.
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Amgen : un géant américain déjà présent en Algérie
Basé en Californie, Amgen compte parmi les grands groupes mondiaux spécialisés dans les biotechnologies et les médicaments innovants. Dans ses prévisions financières publiées en août 2026, l’entreprise anticipait un chiffre d’affaires annuel compris entre 38,2 et 39,4 milliards de dollars. Ce poids économique illustre l’envergure internationale du partenaire choisi pour cette coopération sanitaire.
Le groupe entretient déjà des liens avec le secteur de la santé en Algérie. En 2020, Amgen figurait notamment parmi les entreprises ayant participé à une opération de soutien médical à l’Algérie pendant la pandémie de Covid-19. Le mémorandum actuel concerne toutefois un autre domaine : la prévention des maladies cardiovasculaires.
Pour les patients algériens, les prochaines étapes dépendront des initiatives que les partenaires décideront de mettre en œuvre. Aucun programme de dépistage, financement spécifique ou nouveau traitement accessible aux patients n’a été annoncé dans les informations consultées. Des précisions du ministère de la Santé et d’Amgen seront donc nécessaires pour mesurer la portée concrète de cette coopération.
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