Le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de créer un Haut-commissariat aux diasporas et à la diversité, un nouvel organisme destiné à valoriser les apports des communautés issues de l’immigration à la société française. Cette initiative, encore en phase de préparation, vise particulièrement les diasporas africaines, dont la présence et l’influence sont majeures en France, à commencer par la diaspora algérienne.
Un projet pour répondre au malaise français
Selon l’Élysée, ce projet répond à un sentiment de déclin qui traverse une partie de la société française. Emmanuel Macron souhaite mettre en avant la diversité comme un levier de dynamisme économique, culturel et diplomatique. Le Haut-commissariat aurait pour mission de rassembler des personnalités issues de différents horizons – culture, sport, politique, société civile – afin de renforcer le dialogue entre l’État français et ses diasporas.
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L’objectif affiché est de mieux intégrer les diasporas dans le débat public, reconnaître leur rôle dans la construction de la France contemporaine et consolider les liens avec les pays d’origine, notamment en Afrique.
Amel Bent, un symbole fort de la diaspora algérienne
Parmi les noms qui circulent, celui d’Amel Bent retient particulièrement l’attention. La chanteuse, figure emblématique de la scène française, est pressentie pour jouer un rôle central dans ce futur Haut-commissariat. En 2025, elle a officiellement obtenu la nationalité algérienne, un geste fort qui a renforcé son lien avec l’Algérie, pays d’origine de sa famille.
Pour de nombreux observateurs, sa présence serait hautement symbolique. Elle incarne à la fois la réussite en France et l’attachement aux racines algériennes, un équilibre que vivent des millions de Franco-Algériens.
Une initiative aussi géopolitique
Ce projet s’inscrit également dans un contexte international tendu, marqué par le durcissement des politiques migratoires dans plusieurs pays occidentaux, notamment aux États-Unis sous l’influence des idées portées par Donald Trump. Emmanuel Macron entend afficher une vision opposée, fondée sur l’ouverture, la coopération et le partenariat avec l’Afrique.
Le Haut-commissariat aux diasporas se veut ainsi un contre-modèle aux discours populistes et xénophobes, tout en renforçant la présence française sur le continent africain à travers ses communautés établies en Europe.
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D’autres figures pressenties incluent le judoka Teddy Riner, l’écrivaine Leïla Slimani, l’ancienne ministre Christiane Taubira ou encore Lilian Thuram. Leur notoriété et leur engagement pourraient donner du poids à cette initiative encore floue dans ses contours.
L’annonce officielle de la création du Haut-commissariat est prévue pour mai 2026, lors du sommet Africa Forward à Nairobi, au Kenya. Une convention citoyenne pourrait également voir le jour, associant des représentants des diasporas aux réflexions sur l’intégration et le vivre-ensemble.
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