Alors que les algériens fuient l’agriculture : Les africains à la rescousse

Alors que les algériens fuient l’agriculture : Les africains à la rescousse

agriculture_2010.jpgLe gouvernement envisage de prendre une décision prochainement permettant au département de l’agriculture d’employer la main-d’oeuvre africaine dans les métiers, entre autres la récolte de la production.

L’agriculture souffre terriblement du manque de main-d’oeuvre locale. Avec le dispositif des crédits Ansej, les jeunes fuient ce secteur en laissant les récoltes à l’abandon. Le département de l’agriculture éprouve des difficultés pour la récolte de la production. Surtout après le refus du ministre Nouri d’exploiter les détenus dans la récolte par crainte qu’ils finissent par s’évader.

Devant cet état de fait, le gouvernement envisage de prendre une décision prochainement, permettant au département de l’agriculture d’employer la main-d’oeuvre africaine dans les métiers, entre autres, la récolte de la production. Le recours aux Africains n’a pas été fortuit. La décision a été prise sur la base des rapports alarmants sur la situation du secteur qui fait état des quantités importantes de la production qui ne sont pas récoltées et ce, à cause de l’absence de main-d’oeuvre.

Des grands et anciens travailleurs agricoles de l’intérieur du pays ont soulevé cette problématique aux autorités en se plaignant du refus des jeunes d’accepter ces métiers. Les agriculteurs ont même réclamé l’autorisation d’embaucher des Africains dans les métiers de la récolte. Malgré les gros efforts déployés par l’Etat dans ce secteur en accordant des privilèges aux agriculteurs, le résultat est loin d’être satisfaisant.

Le secteur ne connaît pas un engouement de la part de la nouvelle génération. Ni les aides accordées, ni les crédits alloués n’ont réussi à attirer l’attention des jeunes. En raison du dispositif de l’Ansej, les jeunes boudent la terre et préfèrent le gain facile en investissant dans les activités commerciales.

D’ailleurs, les agriculteurs souffrent le calvaire durant la saison estivale pour embaucher des jeunes. Certains arrivent jusqu’à abandonner leur récolte. Ce déficit pose un sérieux problème pour le gouvernement qui vise à l’autosuffisance pour en finir avec le fardeau des importations qui pèse sur le Trésor public. Surtout que la facture des importations alimentaires ne cesse d’augmenter.

Les importations alimentaires viennent en tête de liste. Rien que pour le premier trimestre de l’année en cours, la facture d’importation des produits alimentaires a enregistré une hausse de 13,6%, par rapport à la même période de l’année précédente, selon les statistiques des Douanes algériennes.

La valeur de la balance alimentaire algérienne a atteint 2,74 milliards de dollars durant le premier trimestre 2014 contre 2,44 milliards de dollars durant la même période de 2013. Les importations de blé (tendre et dur) ont connu aussi une hausse en termes de valeur de près de 15%, passant ainsi de 720,2 millions de dollars durant les 3 mois 2013 contre 827,69 millions de dollars durant la même période de l’année en cours, précisent les Douanes algériennes.

Les importations de lait et produits laitiers ont connu également une hausse estimée à 37,99% durant le premier trimestre 2014, passant de 364,92 millions de dollars à plus de 503,55 millions de dollars. Les achats de café et de thé étaient sur la même tendance haussière. Elles ont enregistré une hausse de 19,26% en 3 mois de l’année en cours, comparativement à la même période de l’année précédente…