Le ministre de la Santé s’est déplacé, jeudi, à Oran, son secrétaire général à Constantine tandis que son chef de cabinet, a été envoyé à Tizi Ouzou. Leur mission : casser la grève des hospitalo-universitaires prévue le 25 janvier.
Ainsi, une nouvelle étape s’inscrit dans le bras de fer engagé entre le ministre de la Santé et les hospitalo-universitaires qui intervient à seulement trois jours de la première correspondance du ministère aux directeurs des CHU, leur demandant de procéder aux ponctions de salaire pour les grévistes et leur réclamant de lui adresser la liste des chefs de service et chefs d’unité en grève pour d’éventuelles sanctions.
Le secrétaire général du ministère de la Santé, qui était à Constantine, a rencontré les chefs de service et chefs d’unités. Les invitations ont été envoyées une heure, voire un quart d’heure avant cette rencontre que les syndicats des professeurs et maîtres-assistants ont préféré boycotter. Selon les représentants des syndicats,
«il n’y a que le bureau national qui est habilité à traiter des problèmes nationaux», ont-ils précisé, avant de commenter les raisons de la venue du secrétaire général.
«C’est connu, Constantine est un noyau dur. Ne dit-on pas diviser pour régner ?», ont-ils interprété. Un écrit (largement diffusé par le SG du ministère) stipule que les HU ont reçu leurs indemnités avec effet rétroactif ! Ce que ces derniers nient en bloc. A cet effet, ils n’hésitent pas à rétorquer que «ceux qui ont eu ces indemnités et surtout l’effet rétroactif sont priés de se manifester», lit-on dans la correspondance des syndicats.
La même situation a été observée à Tizi Ouzou où l’émissaire de Ould Abbas a organisé une rencontre avec les hospitalo-universitaires. Mais selon nos sources, cette dernière été à difficile car «il y a eu des professeurs pour dire ce qu’ils ne veulent surtout pas entendre», a-t-on encore précisé.
Les syndicalistes rappellent que la grève est maintenue et sera plus dure encore jusqu’à aboutissement des revendications.
Le durcissement du mouvement de grève est prévu au niveau des deux secteurs, à savoir la santé et l’enseignement supérieur. Le syndicat a décidé de bloquer les examens des étudiants de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire devant avoir lieu prochainement.
Ilhem Tir
