Le dossier de l’allocation chômage en Algérie connaît de nouvelles avancées importantes. Entre digitalisation des recours et mise en place d’un dispositif de formation encadré, les autorités renforcent leur stratégie d’accompagnement des demandeurs d’emploi, avec un objectif clair : améliorer leur insertion professionnelle et garantir davantage de transparence.
Le dossier de l’allocation chômage en Algérie connaît de nouvelles avancées importantes. Entre digitalisation des recours et mise en place d’un dispositif de formation encadré, les autorités renforcent leur stratégie d’accompagnement des demandeurs d’emploi, avec un objectif clair : améliorer leur insertion professionnelle et garantir davantage de transparence.
INSAT : Des recours numérisés via la plateforme
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a ordonné la prise en charge des recours introduits par les jeunes n’ayant pas pu bénéficier de l’allocation chômage, via la plateforme numérique dédiée INSAT, opérationnelle au niveau de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM).
Le ministre a annoncé cette décision lors d’une visite de terrain effectuée le jeudi 2 avril 2026, au cours de laquelle il s’est rendu à l’agence de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) de la wilaya d’Alger, ainsi qu’à l’agence locale de la Caisse nationale de retraite (CNR) d’Alger-Centre.
À cette occasion, le ministre a ordonné la mise à jour de la plateforme numérique INSAT afin qu’elle soit en mesure de traiter et d’étudier les recours à distance, tout en permettant aux demandeurs de suivre l’évolution de leur dossier en toute transparence et simplicité, garantissant ainsi leur droit à contester les décisions les concernant.
Abdelhak Saihi a également insisté sur la nécessité que « les réponses soient convaincantes, immédiates et motivées par des arguments juridiques », appelant à renforcer les mécanismes d’accompagnement numérique et à améliorer la qualité du service public. Il a souligné que ces efforts doivent refléter « l’engagement du secteur envers les principes d’équité, d’efficacité et de transparence », tout en exhortant à mobiliser les ressources humaines et techniques nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de la plateforme, avec un suivi périodique de ses performances, « afin de répondre aux aspirations des jeunes et de renforcer leur confiance dans les institutions de l’État ».
Un nouveau cadre légal pour la formation des bénéficiaires
Parallèlement, un arrêté interministériel publié dans le Journal officiel n°23 vient encadrer un autre volet clé du dispositif : la formation des bénéficiaires de l’allocation chômage. Pris conjointement par les ministères du Travail et de la Formation professionnelle, ce texte s’inscrit dans l’application du décret exécutif n°22-70, qui définit les conditions d’accès à cette aide ainsi que les obligations des bénéficiaires.
Le nouveau dispositif prévoit l’intégration des bénéficiaires dans des parcours de formation adaptés, avec pour objectif de renforcer leur employabilité. Le dispositif concerne les primo-demandeurs d’emploi, ainsi que les anciens détenus ayant purgé leur peine et remplissant les conditions requises . Ces formations, dispensées par les établissements publics et privés agréés, peuvent être qualifiantes ou sanctionnées par un diplôme. Elles visent à faciliter l’accès à l’emploi en préparant les bénéficiaires aux exigences du marché du travail.
Le texte met un accent particulier sur les secteurs connaissant un déficit de main-d’œuvre. Les formations seront ainsi orientées en priorité vers les métiers dits « en tension ». L’Agence nationale de l’emploi (ANEM) identifiera ces métiers, établira les listes de bénéficiaires et les transmettra aux services de la formation professionnelle. Les différentes institutions assureront une coordination étroite afin de garantir un suivi efficace des parcours.
L’allocation chômage sera-t-elle maintenu pendant la formation ?
Autre mesure importante : les bénéficiaires continueront de percevoir leur allocation chômage durant toute la période de formation. L’État accorde cette aide pour une durée d’un an et la renouvelle conformément à la réglementation en vigueur, à condition que les bénéficiaires respectent les obligations liées au dispositif.
Avec ces nouvelles dispositions, les autorités entendent instaurer un système plus structuré, combinant soutien financier, formation et suivi administratif. La digitalisation des recours, associée à l’encadrement des parcours de formation, traduit une volonté de moderniser la gestion de l’allocation chômage et de mieux répondre aux attentes des jeunes demandeurs d’emploi, tout en favorisant leur insertion durable sur le marché du travail.
