Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a annoncé ce mercredi une révision à la hausse de la dotation quotidienne en eau potable issue du barrage de Koudiat Acerdoune, au profit de quatre wilayas du centre du pays.
Lors d’une visite de travail effectuée au niveau du barrage de Koudiat Acerdoune, situé dans la commune de Maala (Bouira), le premier responsable du secteur a confirmé que la demande des autorités locales a reçu un écho favorable. Ainsi, la part allouée à ce réservoir stratégique atteindra désormais les 200 000 mètres cubes par jour.
Cette mesure bénéficiera directement aux populations des wilayas de Bouira, Médéa, Tizi Ouzou et M’sila, qui dépendent de cette ressource vitale.
M. Bouzegza a profité de ce déplacement pour exhorter les entreprises de réalisation à accélérer la cadence des chantiers en cours. L’objectif affiché est de permettre aux citoyens de ressentir une amélioration concrète et rapide du service public de l’eau.
Soulignant la vulnérabilité des ressources conventionnelles face aux aléas climatiques, le ministre a insisté sur l’impératif de diversifier les sources d’approvisionnement.
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Dans cette optique, il a évoqué le raccordement futur de la région aux stations de dessalement de l’eau de mer (SDEM), notamment celles de Tighremt (Béjaïa) et de Cap Djinet 2 (Boumerdès). Ce déploiement stratégique vise à garantir une sécurité hydrique durable, affranchie des fluctuations de la pluviométrie.
Par ailleurs, le ministre a salué les efforts des cadres locaux du secteur, notant une nette amélioration de la distribution durant le mois de Ramadan, grâce notamment à la réhabilitation de plusieurs forages et à une gestion optimisée des stocks des barrages.
Il a conclu en rappelant que le secteur reste pleinement engagé à accompagner le développement local de cette wilaya.
Une bouffée d’oxygène pour Koudiat Acerdoune : Le seuil des 120 millions de m³ franchi
Au-delà des décisions politiques, la réalité du terrain confirme un net regain de vitalité pour le deuxième plus grand barrage du pays. Après des années de vaches maigres, l’ouvrage stratégique de Maala respire enfin.
Le barrage de Koudiat Acerdoune, véritable poumon hydraulique du centre de l’Algérie, amorce un tournant décisif. Selon les données de la direction de l’hydraulique de la wilaya de Bouira, les réserves de cet ouvrage colossal — dont la capacité totale s’élève à 680 millions de mètres cubes — viennent de franchir la barre symbolique des 120 millions de m³.
Une remontée progressive, mais salutaire, portée par les apports généreux de l’oued Isser et de ses affluents, les oueds El Malah et Zeghoua.
Pour les populations de Bouira, Médéa, Tizi Ouzou et M’sila, ainsi qu’une partie de la capitale, cette nouvelle est synonyme de stabilité. Ce niveau de remplissage n’avait pas été atteint depuis plusieurs années, période durant laquelle le stress hydrique avait imposé une gestion drastique de la ressource.
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Si les pluies récentes ont été le moteur de cette embellie, les autorités locales rappellent que la stratégie de sécurisation ne repose plus sur le seul ciel. Pour compenser les périodes de faible pluviométrie, le secteur a multiplié les alternatives.
Ces dernières années, pas moins de 232 forages ont été réceptionnés, produisant quotidiennement près de 30 000 m³, soit une production équivalente à celle d’un barrage moyen.
Cette approche multi-sources, mêlant eaux de surface, forages souterrains et transferts hydrauliques, constitue désormais le socle de la politique nationale pour parer aux caprices du climat.
