Sénatoriales à risques sur l’alliance présidentielle

mardi 29 décembre 2009 à 23:35
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sena_291209.jpgLes sénatoriales ou les élections pour le renouvellement de la moitié des 96 membres élus du Conseil de la nation ont débuté hier au niveau des sièges des quarante-huit wilayas.

A leur issue, 48 sénateurs devaient être élus au suffrage universel indirect par les élus des Assemblées populaires communales et de wilaya (APC et APW) des 48 wilayas.
Cinq partis politiques ont présenté leurs candidats parmi leurs élus locaux pour ces élections.

Il s’agit du Front de libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), du Mouvement de la société pour la paix (MSP), du Front national algérien (FNA) et du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), en plus des candidats indépendants.

Les joutes de cette année sont notamment marquées par l’alliance entre le RND, le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia qui a préféré s’allier au PT de Louisa Hanoune plutôt qu’avec ses deux partenaires de l’alliance présidentielle et du gouvernement, le FLN et le MSP. Il faut relever toutefois que le Parti des travailleurs a préféré faire l’impasse sur ces sénatoriales, contrairement à ces deux derniers.

L’alliance entre Louisa Hanoune et Ouyahia a d’ailleurs mis hors de ses gonds le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, qui l’a qualifiée de «contre-nature», entre autres qualificatifs et ironies au sujet des deux partis.

La colère de Belkhadem a été telle qu’il est allé jusqu’à s’interroger sur l’avenir de l’alliance présidentielle en une insinuation qui jette le doute sur l’avenir de celle-ci. Louisa Hanoune ne tarda pas à lui rétorquer que tel était son vœu, alors que le porte-parole du RND, Miloud Chorfi, avait souligné que son parti est libre et maître de ses décisions, et qu’il n’a d’orientation à recevoir de quiconque.

La colère de Belkhadem se trouve «justifiée», puisque le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, n’ignore pas que cette «entente» risque de lui faire perdre son infime supériorité numérique au sein de la chambre haute du Parlement, s’il ne se voit carrément pas supplanter par son frère ennemi, le RND. Le vote des élus «travaillistes» en faveur du RND, tel que convenu dans ledit accord, apportera en effet plusieurs centaines de voix à ce dernier.

A titre d’information, il convient de rappeler que la durée du mandat du Conseil de la nation est de six ans. Le renouvellement se fait par moitié, tous les trois ans, conformément à la Constitution et au règlement intérieur du conseil.

Le Conseil de la nation, appelé communément Sénat, est composé de 144 membres : 96 sont élus au suffrage universel indirect et les 48 autres sont désignés par le président de la République dans le cadre du tiers présidentiel. Les 48 futurs sénateurs devaient être connus hier soir à l’issue de l’opération de dépouillement.

H. M.

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