Les Algériens prendront-ils le métro avant le nouvel an, M. Tou?

lundi 21 décembre 2009 à 0:02
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Siemens_metro_Alger_1.jpgAnnoncé en juin puis en décembre 2009
Aujourd’hui, il est temps que les Algérois en particulier, et les Algériens en général, soient informés sur la date réelle de mise en service du métro d’Alger.

En visite sur le chantier en août 2009, le minis-tre des Transports, Amar Tou, accompagné par le ministre de la Solidarité, Ould Abbès, avait déclaré que le coup d’envoi du métro d’Alger était une question de quelques semaines seulement.

Aujourd’hui, après quatre mois, le métro n’est toujours pas opérationnel. Pire, il est quasi certain que d’autres semaines, voire d’autres mois, seront nécessaires pour qu’il entre officiellement en service, selon une source proche de ce projet.

Face à cette situation inattendue pour les Algérois, mais envisagée par les experts, les citoyens ont le droit de poser des questions sur l’avenir du métro d’Alger et sur la date de mise en service de ce mode de transport moderne.

Cela dit, le métro d’Alger sera-t-il opérationnel avant le nouvel an ? Combien de temps faudra-t-il encore ? S’agit-il de semaines, de mois ou de quelques jours seulement ?

La réponse se trouve, sans aucun doute, au ministère des Transports. Les responsables évitent ces interrogations et

disent généralement que c’est pour bientôt, sans donner d’au-tres détails. Aujourd’hui, il est grand temps que les Algérois en particulier et les Algériens en général soient informés de la date réelle de mise en service du métro d’Alger.

Alstom, société française, qui détient une longue expérience dans la réalisation de grands métros à travers le monde, a été choisie en 2000 par la tutelle pour réaliser celui d’Alger. Le projet, qui date des années 1970, a été finalement relancé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour un coût global dépassant les 5 milliards de dollars.

Aujourd’hui, bien que la cadence des travaux ait été accélérée, on enregistre des retards flagrants dans les délais de réalisation. Selon une déclaration assez récente des responsables de la tutelle (il y a deux mois seulement), le taux des travaux avoisine les 96%, donc il ne reste plus que 4% pour que le métro soit opérationnel.

Mais contre toute attente, on assiste aujourd’hui à un véritable black-out de la part de la tutelle et de la SNTF. Ces deux corps de transport préfèrent garder le silence plutôt que d’avancer des réponses incertaines sur le métro d’Alger, car tout dépend des efforts d’Alstom. A son tour, cette société française annonce des problèmes sur l’évolution du projet, qui ont fini par freiner sensiblement le cours des travaux.

Des problèmes techniques en général, mais aussi des problèmes d’ordre organisationnel (selon la presse nationale).

Face au silence de la tutelle, il est quasiment impossible aujourd’hui de connaître les vrais problèmes rencontrés sur le terrain.

Sofiane Abi
38 stations pour bien desservir les passagers

Pour assurer une meilleure couverture du métro d’Alger, la tutelle avait mobilisé un plan bien étudié à cette occasion. En effet, trente-huit stations seront ouvertes aux voyageurs, à titre d’exemple Hai El Badr, à Kouba, El-Hamma, Bordj El Kiffan et bien d’autres lignes. D’autres nouvelles lignes seront également réalisées dans les prochaines années, elles concernent, par exemple, la place des Martyrs.
130 vols de câbles enregistrés par Alstom

Depuis qu’Alstom s’est lancée dans la réalisation du Métro d’Alger depuis l’année 2000, cette société française a rencontré un bon nombre de problèmes. En effet, selon ses responsables, pas moins de 130 vols de câbles ont été perpétrés durant ces neuf dernières années à Alger, par des réseaux de trafic de câbles bien structurés. Opérant dans les chantiers d’Alstom, ces réseaux de trafic de câbles ont causé des pertes colossales à la société française.

On estime même à près de 100 millions d’euros de pertes sèches pour Alstom. Face à cette situation, les éléments de la police judiciaire de la wilaya d’Alger avaient arrêté plusieurs personnes dans le cadre de cette affaire. Des arrestations qui ont permis aussi la réduction des vols dans les chantiers d’Alstom.
Alstom, un partenariat d’exception pour l’Algérie

Dans le cadre de son programme de relance de soutien à la relance économique, l’Algérie a lancé de grands projets dans le domaine du transport, notamment dans le métro, le tramway, le téléphérique et les trains modernes. Présent dans le pays depuis de nombreuses années, Alstom, société française de transport, soutient ce développement des infrastructures pour le transport ferroviaire.

Pour mieux répondre aux besoins du marché, Alstom a augmenté de façon significative le nombre de ses effectifs permanents en Algérie, dépassant aujourd’hui les 300 managers français. Mieux encore, Alstom a renforcé également sa présence dans notre pays en coopérant sur ses différents projets avec des partenaires algériens comme Infrarail, ETRHB et Baticim.
Des dates sont à retenir

Mars 1998 : Arrivée à Alger de la première livraison de 16 locomotives électriques 3kV à la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF). C’est à partir de cette date-là, que le reste des locomotives, près de 60 voitures, seront envoyées par étape vers la capitale algéroise depuis la France.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des locomotives sont déposées à Rouiba, où plusieurs équipes de la SNTF procèdent aux essais techniques des locomotives avant leur mise en service.

Juin 2006 : Alstom a remporté, avec ses partenaires de Consortium International dont il est le leader, un contrat de 335 millions d’euros portant sur la fourniture d’un système clés en main destiné à la première ligne de tramway de la capitale algéroise qui reliera le quartier El Annasser à Bordj El Kiffan (ex-Fort de l’eau). La part d’Alstom dans ce contrat s’élève à 256 millions d’euros.

La mise en service commerciale par l’EMA des 16,3 km de ligne, des 30 stations et des 34 rames du modèle Citadis est prévue en 2010. Une extension de la ligne pour relier Bordj El Kiffan à Dergana est d’ores et déjà engagée. Une fois le projet achevé, l’ensemble de la ligne mesurera 23,2 km et comportera 38 stations.

Mars 2008 : Electrification en 25kV de trois lignes ferroviaires de la banlieue sud d’Alger. Ce projet, qui comprend l’installation de 350 km de caténaires et de trois sous-stations électriques, permettra la mise en service d’une flotte d’automotrices de banlieue en mars 2008. Il s’agit d’un contrat de 89 millions d’euros signé en 2004 pour le compte de la SNTF.
Le Métro d’Alger permettra le déplacement de 41 000 voyageurs/heure

Parmi les avantages du Métro d’Alger, c’est sans aucun doute sa rapidité. Selon le ministre des Transports, ce futur chef-d’œuvre de transport urbain de la capitale permettra le déplacement de 41 000 voyageurs/heure, soit une moyenne de 150 millions de voyageurs par an, avec des intervalles d’exploitation allant jusqu’à moins de 2 minutes. D’une vitesse de 70km/heure, le métro d’Alger sera ouvert aux voyageurs de 5h du matin à 23h.
300 policiers mobilisés pour la sécurité des voyageurs dans le métro

Tout est prévu pour le jour J du lancement du métro d’Alger, y compris la sécurité des voyageurs, qui sera l’une des premières préoccupations des responsables de la tutelle et de la DGSN. A cette occasion, la DGSN a déjà mis le paquet avec la mobilisation de 300 policiers pour la sécurité des passagers à l’intérieur comme à l’extérieur du métro d’Alger.

Une première expérience pour la DGSN, qui, à cette occasion, avait déjà demandé l’aide d’Interpol pour la formation de ses 300 agents.

Le phénomène du terrorisme et le banditisme sont en général des risques majeurs qui peuvent causer des préjudices quant à la sécurité des passagers du métro, mais qui sont pris en considération par la DGSN.

S.A.

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