Le vaccin est le seul moyen pour contrer la pandémie

lundi 21 décembre 2009 à 22:14
Source de l'article :

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, annonce que le vaccin contre la grippe A (H1N1) serait disponible à l'automne en France où 331 cas ont été confirmés, selon un dernier bilan. /Photo d'archives/REUTERS/Valentin FlauraudUn pic est prévu à partir de février prochain
Un nouveau pic est attendu quant à la propagation du virus A/H1N1 à partir du mois de février ainsi que pour l’hiver 2010/2011, a révélé Yahia Mekki, virologue à l’université Claude-Bernard (Lyon), recommandant dans ce cadre la nécessité de se faire vacciner pour minimiser le taux d’infections dues à cette nouvelle pandémie.

Cette pandémie n’a pas de frontières dans le temps ou dans l’espace, a expliqué M. Mekki, lors de sa présentation sur les aspects virologiques et épidémiologiques de la grippe A/H1N1. Le virus A/H1N1 est un nouveau virus qui se propage plus vite en pénétrant dans l’organisme via le nez, la bouche et les yeux, et dont la transmission peut se faire à plus de 2 mètres, selon le virologue.
La gravité du virus en question est due à une incapacité du système immunitaire contre ce virus. «Nous n’avons aucune protection contre le virus suite à une cassure au niveau génétique», précise-t-il, c’est ce qui nous oblige à fabriquer un nouveau vaccin contre ce virus et dans un délai limité. La tranche d’âge la plus touchée, ce sont les jeunes de moins de 40 ans, ajoute-t-il.

Le vaccin avec adjuvant déconseillé à la femme enceinte durant le dernier semestre de la grossesse

Le spécialiste considère que le vaccin est le moyen le plus efficace pour contrer la pandémie : «Trois vaccins sont disponibles depuis leur lancement au mois d’octobre passé», un avec adjuvant et deux sans adjuvant, dont le Paradermix (GSK) qu’a importé l’Algérie.

Ce vaccin, comme tout médicament, a ses indications et ses effets secondaires, «mais il ne présente aucun danger», rassure M. Mekki, excepté le danger qu’il peut provoquer chez les femmes enceintes, car il est préférable de faire vacciner cette catégorie avec un vaccin sans adjuvant ; dans le cas contraire, l’administration de tamiflu est conseillée pour éviter un éventuelle décès, et ce, surtout durant le dernier semestre de la grossesse, en ajoutant que pour le vaccin avec adjuvant, une seule dose suffit.

S’agissant de l’efficacité du vaccin, le virologue fait savoir que le vaccin est le meilleur moyen pour contrer la pandémie : «Dans le domaine de la science, on n’a jamais les 100%, mais on a les 90% à toutes les étapes», précise-t-il. Quant à la transmission rapide qu’a connue la grippe A dans notre pays, le virologue l’explique par la migration du virus du nord vers le sud.

Concernant l’efficacité du traitement par le tamiflu, ce dernier est destiné, selon M. Mekki, aux personnes présentant des symptômes de cette grippe pour éviter une éventuelle aggravation de leur état. Il est recommandé notamment pour les enfants en bas âge qui ont la grippe ainsi que leur mère, surtout si elle est enceinte.

Sinon, le tamiflu est administré généralement en cas de constatation de signes cliniques chez la personne, et qu’on arrête une fois que ces signes disparaissent.

Ce traitement antiviral doit se faire sous prescription médicale car comme tout autre médicament, il a ses effets secondaires. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle le ministère de la Santé a exigé de placer les centres de vaccination sous surveillance.

Karima Adjemout

A lire aussi :

Mots clés :

Laissez un commentaire :

Abonnez-vous à Algérie360 par email

Actualités en direct

Algerie360 - Rejoignez nous sur Facebook
26 queries in 5,339 seconds. https://www.algerie360.com/wp-content/themes/v3-5