Le président du Snapest monte au créneau

mercredi 23 décembre 2009 à 1:16
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Snapest.jpg«Les fonctionnaires ne sont pas responsables du déficit économique»
Dans une sortie médiatique, le président du Syndicat national autonome des professionnels de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, a désapprouvé les dernières déclarations du Premier ministre concernant les augmentations de salaires revendiquées par bon nombre de syndicats autonomes, tous secteur confondus.

Ahmed Ouyahia a, en effet, annoncé, au cours de la tripartite, que les hausses salariales doivent tenir compte de l’environnement des entreprises économique du pays, autrement dit, la revalorisation des salaires des fonctionnaires se fera avec l’augmentation de la croissance hors hydrocarbures.

Ces propos ont refroidi certains syndicats de la Fonction publique, dont le Snapest. «Les fonctionnaires publics ne sont pas responsables du recul de la croissance du pays.

On a juste demandé nos droits, c’est-à-dire un salaires décent pour faire face à l’érosion du pouvoirs d’achat», a déclaré hier à Alger M.Meriane, en s’adressant au Premier ministre, Ahmed Ouyahia. «L’argument avancé par ce responsable n’est pas convaincant», a-t-il ajouté.

Et de poursuivre : «Puisqu’il parle de déficit de l’économie nationale, il faudrait plutôt réduire les gros salaires au profit du Trésor public au lieu de priver de simples fonctionnaires d’augmentations». Plus loin encore, ce syndicaliste a revendiqué un salaire de 100 mille DA pour l’enseignant comparativement aux salaires des cadres et députés.

«L’enseignement est un métier usant et on touche des salaires misérables», a-t-il souligné. Ce salaire revendiqué par le Snapest devrait être calculé, selon M. Meriane, à partir du salaire de base, des primes et des indemnités.

A ce propos, le syndicat propose de nouveaux calculs des primes de performances pédagogique (IEPP), du rendement (IAPP), de la documentation (P-Doc) et enfin de la prime de qualification (P-Qualif). En outre, le syndicat revendique quatre nouvelles primes, dont deux seront prises en considération par la commission ad hoc.

Toutes ces primes sont calculées à 50% du salaire principal, il s’agit de la prime de préparation et de recherche pédagogique, celle du risque et de nuisance, la prime d’encadrement et d’orientation et enfin la prime de classe. Évoquant les commissions mixtes, M.Meraine a affirmé que le travail de la commission du régime indemnitaire a pris fin jeudi dernier.

A ce titre, M.Meraine a déploré la mise à l’écart des syndicats autonomes de la commission ad hoc qui négocie actuellement leurs propres propositions. Des propositions syndicales, souligne-t-on, résolues au terme de rencontres périodiques avec la tutelle.

«La commission ministérielle négocie à notre place nos propres propositions avec la Fonction publique et les responsables des finances. Pourquoi excluent-ils les syndicats dans cette phase finale ? On n’a pas besoin de tuteur», a-t-il lancé.

Il a déploré cette nouvelle mise à l’écart comme ce fut le cas lors de la tripartite. La synthèse de ces négociations, qui est très attendue, souligne-t-on, sera connue la semaine prochaine, avant le 31 décembre.

Par ailleurs, M. Meriane a annoncé la tenue prochainement d’une réunion de concertation avec le ministère du Travail pour discuter notamment du départ à la retraite fixé à 32 ans de service et décidé lors de la tripartite. «La retraite anticipée est un droit absolu», affirme en conclusion M. Meriane.

Amel Benhocine

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