La grippe H1N1 dévoile les carences dans la gestion

vendredi 11 décembre 2009 à 23:31
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43245_grippe-porcine-oms-une.jpgLe citoyen se débrouille en attendant
Le moins que l’on puisse dire, est que la propagation de la grippe H1N1 en Algérie, vient confirmer des lacunes et/ou insuffisances dans la gestion de cette grave affection qui, selon un dernier bilan communiqué par le secrétaire général du ministère de la Santé, M. A.Chakour, fait état de 389 cas confirmés et 16 cas mortels.

Depuis plusieurs semaines, l’imminence de l’arrivage d’un premier lot de vaccins de 900.000 doses était annoncée à grande pompe par la tutelle de la Santé, suite à une commande de 20 millions de doses.

Ce n’est que cette semaine que ces vaccins sont enfin arrivés, un 1er lot de seulement 450.000 doses. Et pour justifier ce retard, le ministre de la Santé a limogé le directeur de l’Institut Pasteur de Dély Ibrahim à Alger, le Dr Abadi, qui vient d’être remplacé par M.Belamri Hocine, directeur financier de l’hôpital Maillot de Bab El-Oued. Un limogeage d’ailleurs contesté par les 800 travailleurs de cet institut, refusant que leur directeur soit «injustement pris pour cible», selon ces derniers.

La vaccination ne débutera qu’après analyse des 450.000 doses. Cependant, la campagne de vaccination ne débutera qu’après les résultats des analyses qui seront effectuées sur ce premier lot de 450.000 doses. Une opération qui va encore durer.

Le secrétaire général du ministère de la Santé affirme: «Aucune pression pour accélérer ces pratiques, ne sera faite par la tutelle sur les experts chargés de ces analyses». Sauf qu’il est utile de lui rappeler que la majorité des pays sont en pleine campagne de vaccination.

Toutes les structures sanitaires désignées à cet effet, attendent donc le programme de cette vaccination qui touchera en premier lieu, parmi la population, les personnes vulnérables comme les femmes enceintes, enfants, malades chroniques…

A Oran, les deux centres hospitaliers d’isolement ou de mise en quarantaine, d’El-Mohgoun et d’Aïn El Turck, sont déjà opérationnels. En dépit de la propagation de la grippe H1N1, on a constaté à travers les lieux publics à Oran, comme les gares, salles de spectacles, salons de thé, cafés et autres locaux de rassemblement ou de réunion, aucune mesure préventive ni autres moyens d’information et de sensibilisation.

Quelques entreprises et les établissements scolaires en collaboration avec la direction de la Santé de la wilaya d’Oran, ont pris des mesures mais qui restent insuffisantes en l’absence du vaccin qui demeure le meilleur et le plus efficace moyen de lutte contre cette grave affection.

Les parents d’élèves tout comme les directeurs des établissements scolaires et enseignants, font de leur mieux pour sensibiliser les écoliers pour suivre les consignes d’hygiène et de protection, comme le port de bavette. Nous ouvrons une parenthèse pour rappeler que les parents d’élèves prennent en charge financièrement les mesures d’hygiène, en achetant à leurs enfants les produits nécessaires avant le fameux vaccin qui n’arrive toujours pas.

A Oran comme à travers les autres localités du pays, beaucoup de citoyens restent mal informés, mais il n’y a pas de panique. Les gens essayent de se débrouiller afin de se prémunir contre les risques de cette grave contamination.

Et du coup, ce sont les vendeurs de savons, de solutions hydro-alcooliques, de bavettes ou autres masques et de produits désinfectants, qui ne ratent pas l’aubaine pour tirer profit, malgré la situation catastrophique. Les prix ont évidemment grimpé. Comme quoi tous les chemins mènent à l’argent.

H.M.B

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