Le Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique (CRAAG) a enregistré une nouvelle secousse tellurique le 29 mai 2026 à 15h51.
Les sismologues ont enregistré un séisme de magnitude 3,3 sur l’échelle de Richter, qu’ils ont localisé à seulement 1 km au nord-est de la commune d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa. Cette zone côtière connaît régulièrement une activité sismique modérée.
Les premières informations n’ont fait état d’aucune perte humaine ni de dégâts matériels. La secousse a été légère et n’a pas provoqué de panique particulière, même si elle a pu être ressentie localement.
CRAAG : voici les séismes énnoncés les jours précédents
Deux jours plus tôt, le 27 mai 2026, le même organisme de surveillance a également enregistré plusieurs secousses en l’espace de quelques heures, confirmant une activité sismique relativement soutenue sur différentes régions du pays.
La première secousse a été détectée à 11h44, avec une magnitude de 3,0. Son épicentre se situait à environ 11 km à l’est de Mihoub, dans la wilaya de Médéa. Il s’agit d’une zone de l’Atlas tellien, connue pour sa sensibilité aux mouvements tectoniques de faible à moyenne intensité.
Plus tard dans la journée, à 20h47, les appareils de surveillance du Centre de Recherche en Astronomie, Astrophysique et Géophysique ont enregistré une autre secousse légèrement plus forte, de magnitude 3,4, près de Timgad, à environ 9 km au sud-est, dans la wilaya de Batna. Cette région de l’Est algérien se situe également dans une zone sismiquement active, où les spécialistes observent régulièrement de petites secousses.
Enfin, dans la soirée à 23h26, une troisième secousse plus marquée a été enregistrée à 51 km au nord-ouest de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen. Avec une magnitude de 4,1, il s’agit de l’événement le plus important de cette série. Bien que plus puissant que les précédents, ce séisme n’a, lui aussi, pas causé de dégâts signalés selon les premières évaluations.
La succession de ces trois secousses en moins de 24 heures illustre une activité géologique répartie sur plusieurs régions du pays, sans lien confirmé entre les événements à ce stade.
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Algérie : quelle est l’activité sismique du pays ?
Selon des données issues de plateformes spécialisées comme VolcanoDiscovery, l’Algérie connaît une activité sismique fréquente mais généralement modérée.
Au cours des 24 dernières heures, les réseaux de surveillance sismique ont enregistré un séisme de magnitude 3,6 dans le pays, confirmant que des micro-secousses peuvent survenir à tout moment sur le territoire.
Sur les 30 derniers jours, les services de surveillance ont recensé environ 15 séismes, avec des magnitudes atteignant jusqu’à 3,6.
La majorité de ces événements restent faibles à modérés, mais ils traduisent une activité constante de la croûte terrestre.
Les statistiques établies sur la base des données des dernières décennies montrent qu’en moyenne, l’Algérie enregistre environ 134 séismes par an. Toutefois, la répartition n’est pas uniforme :
- Environ 87 séismes par an sont de magnitude 3 ou plus, soit près de 7 à 8 événements par mois
- Environ 18 séismes par an atteignent ou dépassent la magnitude 4
- Les séismes de magnitude 5 ou plus restent rares, avec en moyenne 1 à 2 événements par an
- Les séismes forts (magnitude 6 et plus) sont exceptionnels et surviennent environ une fois tous les 9 à 10 ans
- Les très grands séismes (magnitude 7 ou plus) sont extrêmement rares, estimés à environ un événement tous les 40 à 45 ans
Ces données confirment que l’Algérie est située dans une zone sismique active, en raison de la convergence entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne, mais que la majorité des secousses restent de faible intensité.
