La wilaya de Tizi Ouzou a été secouée ce jeudi matin par un tremblement de terre. Bien que ressentie par la population, aucune perte humaine ni dégât matériel n’ont été déplorés pour le moment.
Le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) a annoncé qu’une secousse tellurique d’une magnitude de 3,2 degrés sur l’échelle de Richtera été enregistrée ce jeudi 5 février dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Selon le communiqué officiel du CRAAG, l’épicentre du séisme, survenu précisément à 10h01, a été localisé à 2 kilomètres au nord-est de la commune de Ouacif.
Les premières constatations font état d’une situation stable. Selon les données préliminaires, la secousse n’a causé aucune perte humaine ni dommage matériel.
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Les services de la Protection civile et les autorités compétentes restent toutefois mobilisés sur le terrain pour finaliser les évaluations d’usage et s’assurer de la sécurité des infrastructures dans les zones proches de l’épicentre.
Pourquoi le Nord de l’Algérie est-il si fréquemment secoué ?
Cet épisode à Tizi Ouzou, bien que mineur, n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une activité sismique modérée mais régulière observée à travers le pays, avec des secousses enregistrées récemment à Médéa, Sétif, Bouira ou encore Tébessa. Si ces vibrations inquiètent, elles s’expliquent scientifiquement par la position géographique singulière de l’Algérie.
Selon les analyses du Dr Abdelkrim Yelles-Chaouche, expert en géophysique et ancien Directeur général du CRAAG, ces phénomènes sont la conséquence directe de la « tectonique des plaques ». Le nord du pays constitue en effet la ligne de front entre deux masses colossales : la plaque Africaine et la plaque Eurasiatique.
Ces deux plaques se rapprochent inexorablement d’environ un centimètre par an. Ce mouvement de compression lente mais constante accumule une énergie colossale dans les roches souterraines. Lorsqu’elles atteignent leur point de rupture, cette énergie est brutalement libérée, provoquant ce que nous ressentons comme un séisme.
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Bien que la science ne permette pas encore de prédire le moment exact d’une secousse, les travaux de recherche menés par le CRAAG permettent de cartographier avec précision les zones de failles.
Pour les experts comme le Dr Yelles-Chaouche, l’enjeu majeur reste la prévention. Puisque cette dynamique naturelle est inévitable et façonne notre relief depuis des millions d’années, l’application rigoureuse des normes de construction parasismiques demeure, aujourd’hui encore, le rempart le plus efficace pour protéger les populations.
