Selon la légende du football algérien Rabah Madjer, la Suisse représente pour la sélection nationale un adversaire potentiellement plus redoutable que l’Espagne ne l’aurait été. Une analyse qui bouscule les certitudes, à quelques jours du 1/16e de finale du Mondial 2026 opposant l’Algérie à la Nati, vendredi 3 juillet à Vancouver.
Pour Madjer, les pronostics d’avant-tournoi méritent d’être remis à plat. Sa démonstration part d’un constat simple : l’Espagne, réputée favorite absolue du groupe, a concédé un match nul face au Cap-Vert dès son entrée en lice. « L’Espagne n’est plus la sélection que nous avons connue ces dernières années. Elle l’a démontré dès son entrée en lice en concédant un match nul face au Cap-Vert », a-t-il affirmé sur le plateau de l’émission «Nadina», diffusée sur la chaîne MBC.
De là, l’ancien attaquant tire une conclusion qui surprend : « Le football ne répond pas toujours à la logique. Beaucoup pensaient que l’Espagne aurait été l’adversaire le plus difficile pour l’Algérie, mais la Suisse pourrait finalement représenter un obstacle encore plus compliqué. » Un avertissement clair, formulé par quelqu’un qui connaît le poids des grandes compétitions.
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La Suisse, une machine collective que les Fennecs ne doivent pas sous-estimer
Premiers du Groupe B avec sept points, les Helvètes ont enchaîné une victoire autoritaire face à la Bosnie (4-1) et un succès face au Canada (1-2), après un faux départ contre le Qatar (1-1). Sept buts marqués, trois encaissés : des chiffres qui traduisent une équipe solide, organisée, et difficile à déstabiliser. Granit Xhaka au milieu, Manuel Akanji en défense centrale, Gregor Kobel dans les buts, et Breel Embolo en pointe constituent un collectif rodé aux plus grandes scènes européennes.
Madjer reconnaît pleinement ces qualités. Mais il refuse que cette réalité vire au complexe d’infériorité. « La Suisse est une équipe solide et dangereuse. Mais l’équipe nationale ne doit pas se focaliser sur la réputation de son adversaire, qu’il soit considéré comme faible ou fort », a-t-il insisté. Ce qui fera la différence selon lui : « notre capacité à jouer avec nos qualités collectives, à afficher un esprit combatif et une forte personnalité sur le terrain. »
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Petkovic face à sa « vieille connaissance » : l’atout tactique des Fennecs
Sur le plan historique, les deux nations ne se sont jamais affrontées en compétition officielle. Les seuls précédents remontent aux années 1980, deux matchs amicaux soldés par des victoires suisses. Plus de quarante ans après, la première confrontation officielle entre l’Algérie et la Suisse s’annonce comme l’une des plus belles pages potentielles du football algérien en Coupe du monde.
L’avantage de Petkovic sur Yakin est réel et documenté. Quatre grandes compétitions disputées à la tête de la Nati, quatre qualifications en phases finales, dont un quart de finale à l’Euro 2020 après l’élimination de la France aux tirs au but : le sélectionneur algérien connaît chaque rouage du système helvétique. Les habitudes d’entraînement, les automatismes collectifs, les profils des joueurs clés, rien ne lui est étranger.
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