Six étudiants ont été arrêtés et plusieurs autres blessés par les forces de l’ordre algériennes au cours d’une marche pacifique samedi. Réprimés par les forces de l’ordre, les étudiants revendiquaient de meilleures conditions de logement après l’explosion en mai dernier de leur restaurant universitaire à proximité de leurs dortoirs.
Six arrestations et plusieurs blessés, c’est le bilan d’une manifestation étudiante réprimée par l’Etat algérien samedi, dans les rues de Tlemcen. Après une semaine de grève, 700 étudiants ont entamé une marche pacifiste, banderole à l’appui, dénonçant les conditions de vie dans la cité universitaire Bekhti-Abdelmadjid.
De mauvaises conditions de vie
Sinistrée après l’explosion au gaz du restaurant universitaire le 24 mai dernier, la cité universitaire n’offrirait plus des conditions de vie acceptables. L’objectif était d’interpeller le recteur et les autorités locales sur « leurs mauvaises conditions sociales ». Cette marche n’étant pas autorisée, les services de police ont sévi faisant plusieurs blessés du côté des manifestants, alors que six étudiants ont par ailleurs été interpellés.
Des travaux trop lents
La cité universitaire Bekhti-Abdelmadjid, construite il y a plus de trente ans, a été complètement évacuée après une explosion il y a cinq mois. Une explosion au gaz à l’heure du dîner qui a coûté la vie à huit étudiants et en a blessé une trentaine d’autres. Depuis, des travaux de rénovation et de modernisation sont en cours mais tardent trop au goût des étudiants.
La justice en marche
Les gestionnaires des œuvres sociales incarcérés après l’explosion du 24 mai ont été dernièrement condamnés par le tribunal de Tlemcen à des peines allant d’un an ferme à dix-huit mois pour négligence et mauvaise gestion.
Ophélie Grosshans
