En marge du Salon international de l’alimentation (IFE 2026), une rencontre économique d’envergure a réuni opérateurs algériens et britanniques à l’initiative de l’ambassade d’Algérie au Royaume-Uni. Objectif affiché : renforcer les passerelles commerciales et promouvoir le potentiel agroalimentaire algérien sur un marché britannique en quête de nouveaux partenaires fiables et compétitifs.
Placée sous le slogan « Algeria Agrifood Business : Créer des liens avec les partenaires britanniques », cette réception a rassemblé près de 150 professionnels du secteur, dont une vingtaine d’opérateurs économiques algériens issus des secteurs public et privé. Une participation qui traduit l’intérêt croissant des entreprises nationales pour l’export et leur volonté de s’imposer sur les marchés internationaux.
La rencontre a été marquée par une présence notable de responsables britanniques, signe d’un intérêt réel pour les opportunités économiques offertes par l’Algérie. Parmi les personnalités présentes figuraient l’envoyée commerciale du Premier ministre britannique pour l’Algérie, Yasmin Qureshi, ainsi que plusieurs acteurs influents du commerce et de l’industrie, dont Chris Durkin, Alan Rides, Rita Massoud et James Murray.
Ainsi, cette mobilisation témoigne d’une volonté partagée de consolider les relations économiques bilatérales et de bâtir un partenariat durable, fondé sur des intérêts mutuels et une complémentarité croissante entre les deux économies.
L’agroalimentaire, levier stratégique de diversification
Prenant la parole à cette occasion, l’ambassadeur d’Algérie à Londres, Nourredine Yazid, a mis en avant le rôle stratégique du secteur agricole et agroalimentaire dans la politique nationale de diversification économique. Représentant près de 19 % du PIB hors hydrocarbures, ce secteur s’impose aujourd’hui comme un pilier incontournable de la croissance.
Le diplomate a également souligné les avancées enregistrées dans le cadre du programme national de modernisation agricole. Parmi celles-ci figurent l’extension des surfaces irriguées, l’amélioration de la gestion des ressources hydriques, le développement des technologies agricoles (AgriTech), la numérisation des chaînes de valeur ainsi que la structuration progressive des filières agro-industrielles.
Algerie – Royaume-Uni : des perspectives concrètes de coopération
Au-delà des discours officiels, cette rencontre a permis de favoriser des échanges directs entre producteurs algériens et partenaires britanniques. L’objectif : explorer de nouvelles opportunités de collaboration et poser les bases de relations d’affaires durables.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agroalimentaire durable, les technologies agricoles, la transition énergétique, la logistique intelligente et la transformation industrielle des produits naturels. Dans ce contexte, le Royaume-Uni a été présenté comme un partenaire de choix, reconnu pour son expertise en matière d’innovation et de technologies agricoles avancées.
Se disant impressionnée par la qualité des produits algériens, Yasmin Qureshi a réaffirmé l’engagement du gouvernement britannique à accompagner l’Algérie dans sa stratégie de diversification économique. Elle a également exprimé sa volonté de lever les obstacles entravant le développement des échanges commerciaux, tout en affichant un intérêt particulier pour les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des mines.
Point culminant de cette rencontre : la signature d’un mémorandum d’entente entre la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), représentée par son directeur général Chakib Kouidri, et la Chambre de commerce de Londres, conduite par Alan Rides. Cet accord ouvre la voie à une coopération structurée entre les deux institutions et devrait faciliter les échanges et les investissements bilatéraux.
Les produits algériens séduisent à l’international
En marge du salon IFE 2026, les entreprises algériennes participantes ont alors présenté une large gamme de produits du terroir, mettant en avant la qualité et la diversité de l’offre nationale. Cette vitrine a permis de valoriser les progrès significatifs réalisés par l’industrie agroalimentaire algérienne ces dernières années.
Plusieurs opérateurs ont d’ailleurs réussi à conclure des contrats à l’exportation, notamment dans les segments des produits frais, des dattes et de l’huile d’olive. Des résultats qui confirment la montée en puissance des produits algériens sur les marchés internationaux et leur capacité à répondre aux standards de qualité exigés à l’export.
À travers cette initiative, l’Algérie confirme sa volonté de renforcer sa présence économique à l’international et de s’inscrire durablement dans une logique de diversification hors hydrocarbures. La rencontre de Londres marque ainsi une étape importante dans le développement des relations économiques entre Alger et Londres.
Dans un contexte mondial marqué par la recomposition des chaînes d’approvisionnement, l’agroalimentaire algérien apparaît plus que jamais comme un secteur stratégique, capable d’attirer des partenaires internationaux et de générer de nouvelles opportunités de croissance.
